Cents Auteurs Contre le Cancers

21092017

CENTS AUTEURS

Vendredi 22 Septembre 2017 l’association « Cents Auteurs Contre le Cancer » aura 7 ans !

7 Ans nous n’avons rien fait !

Nous sommes toujours à la recherche des 50 à 100 Auteurs (poésies, contes, dessins, BD) ainsi que des 4 200,00 € qui permettrons de pouvoir faire imprimé 1 000 ouvrages de 300 pages dont 60 en couleurs.

 

L’objectif étant de recueil dans un premier temps 9 000,00 € qui permettrons d’accueil des familles de patients à proximité de la structure hospitalière.

Et de permettre la mise en place d’un système autonome de réédition des ouvrages afin de pouvoir les réimprimé et permettre une nouvelle opportunité d’entrée de finance sans avoir à faire appel de nouveau au don.

Le Président Stéphane LE PINIEC

 




I.C.H – L’Impitoyable Conscience d’Hitler 4 – Cyber-Geht/ComWar

19082017

 I.C.H – L’Impitoyable Conscience d’Hitler 4Cyber-Geht/ComWarbrou

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’élan technologique qui naquis durant ce conflit fut phénoménale, des transport à l’énergie en passant par l’électronique et la médecine firent un bon énorme. Mais ces technologies toute puissante puissent-elles êtres ont des limites alors, des les années 80 les scientifiques pensèrent à liés la technique à la biologie pour donné la cybernétique. Ainsi en 2015 l’un des perliers ordinateur à neurones humain fit une démonstration de sa puissance en battant le numéro un mondiale des joueurs de GO. L’I.A a prit en quelques années plus de place dans le traitement informatique à Très Haut Débit que la puce informatique en son temps.

Des cerveaux d’animaux de plus en plus grands furent transplanté, non pas pour faire fonctionné un robot ou une machine, mais pour réfléchir, prévoir, aidé l’homme dans des tâches de plus en plus complexe. Comme le passé nous l’enseigne, ce sont les guerres qui ont fait progressé les technologies, au 21ème siècle il n’y à plus de grandes guerres d’une nation contre une autre mais une guerre plus vicieuse, plus sournoise et qui frappe chaque Pays, le terrorisme. Contre cette menace les armes puissantes ne servent à rien, c’est là qu’intervient la puissance informatique et l’I.A. Pour crée cette machine, cet outil absolue la science est à ces balbutiement, trouvé une souche nerveuse capable de survivre et d’évolué dans des conditions ultime comme celle ces circuits informatique relève du parcours du combattant par mille mètres de fond. Le besoin est urgent alors on fait dans l’Urgence sans se préoccupé de l’origine des cellules nerveuse. Dans cette courses deux souches se révèlent providentielles, l’une est Française, l’autre Allemande.

En 2016 quand Alfa-Go est mis en fonction, ce sont les cellules d’un ingénieur en informatique Françaises qui sont utilisé mais celle-ci se développe lentement sur son nouveau support. Lorsque qu’en 2018 les Allemands mettant en fonction Cyber-Geht avec les cellules nerveuses d’Hitler, celui-ci surclasse Alfa-Go en puissance et en développement mais pas en énergie mais aucune information sur les origine des cellules du modèle Allemands n’est rendu publique. Le modèle Allemands est très gourmand en énergie. De sorte que les deux systèmes se fond concurrence comme Macintosh et PC.

Les deux entités sont mis à contribution en 2019 pour la lutté contre le terrorisme, ensemble elles sont synchronisés dans une base installé sous le conseil de l’Europe, deux énormes processeurs sont installé en parallèle de façon à fonction de concert, dans une unité la souche Français y est mise, dans l’autre la souche Allemande, les deux processeurs une fois relié peuvent travaillé en autonomie ou ensemble, chaque pays utilisant de leur côté l’une ou l’autre des deux souche en unité individuelle.

La lutte contre Al-Qaida prends alors un tout autre contexte et surtout, un autre terrain celui des réseaux informatique. Dès la mise en activité des deux systèmes confondus ce sont touts les comptes bancaire de toutes le personne fichés S sont discrètement vidés elle les sommes transférés sur autant de comptes furtives. Toutes les communications sont interceptés et croisé créant une telle cacophonie chez les terroristes qu’ils finissent par se faire sautés les uns et les autres.

Trois mois après la mise en service du système ComWar (Computer Warfare), celui-ci intègre de lui même la fonction MerLIn « Mercenaires Logistiquement Interconnectés ». Les combattants de cette unité, au moment du recrutement passent un à un part une instruction cybernétique ou il sont conditionné avec une puce neuronique, greffés dans le cortex cérébrale. Cette puce leur permet d’être optimal au combat et connecté en permanence sur le système ComWar. Cette unité est financé par les fonds confisqués par le système, elle échappe totalement aux états qui la voient comme une nouvelle unité terroriste qui sera neutralisé par ComWar, du moins c’est ce que le système lui même laisse sous-entendre.

L‘unité devient vite une section, une division avant de devenir une armée autonome à part entière. Grâce aux progrès réalisés dans le contrôle de l’hypothalamus, les combattants instruit par le système ComWar sont à même t’utiliser la télépathie pour communiqué hors réseau, ainsi que la télékinésie pour déplacer les objets à distance ou d’élevé dans les airs par la lévitation. Avec ces aptitudes adjointe au soutient de ComWar, une poignée de 15 combattants peuvent neutralisé une base avec plusieurs centaines de soldats même bien armés.

Leurs exploits sont suivit de près par les divers états qui finance le projet ComWar, ils commencent à se posé des questions concernent l’existence d’une unité similaire à ComWar dans les états qui soutiennent le terrorisme. Le système leur répond alors tout naturellement : « Ne vous inquiétez pas, cette armée nous appartient, nous vous invitons donc à vous plier à leurs exigences ou à disparaître. ». La base ainsi que le conseil Européen est alors fermé par le ComWar qui lève aussi un bouclier anti-agression. Toutes les personnes sur place sont arrêtés et placé dans des caissons à hyper-sommeil. Dès lors ComWar devient une nation autonome.

Stéphane LE PINIEC




I.C.H – L’Impitoyable Conscience d’Hitler – 3ème Partie

16082017

I.C.H – L’Impitoyable Conscience d’Hitler – 3ème Partie

Alors que les équipes Russes et Françaises embarquent pour quitter l’Antarctique, à plus de 3 000 mètres sous les glaces les 5 Russes eux sont toujours en vie. Plaqué contre la paroie de la grande salle du Dôme, celle ou se trouve le Colossus, une pellicule de tissus fibreux comme celle qui tapisse l’ensemble du complexe les recouvre presque en totalité, ne laissant que le nez et la bouche pour respirer. Devant les yeux et les oreilles un disque s’est formé, une fine tige organique pénètre par ces orifices jusqu’à leur boite crânienne. Cheminant dans les méandres de leurs neurones, ceux du führer procèdent à une analyse minutieuse des connaissance, de la mémoire, de la cons et même de l’âme de chacun. Tout y est scruté et placé dans la mémoire d’Hitler, puis se retirant lentement, un amas de cellules est laissé au cœur de l’hypothalamus. Une fois les hommes libre, ils sont invité à se reposé puis à rejoindre la surface. Le lien qui les unis désormais à l’ancien dictateur leur permet de communiqué en direct, mais l’hypothalamus étant le siège de divers aptitude parapsychique, les leurs s’en trouve exacerbés.

A la surface les 5 Hommes chargé de 12 kilos lingots de 1 kilo, 250 et 100 grammes pour une valeur de 85 000 $. Quittant les glaces ils partent chacun de leur côté ; L’un à Berlin, un autre à New Delhi, un troisième à Veracruz, le quatrième à Riyad, le cinquième choisi Newcastle en Australie. Munis de nouveaux papiers ils disparaissent, se fondent dans le paysage. Dans leur cerveau les neurones d’Hitler prolifèrent, ils ont besoin d’être greffé régulièrement sur un autre support que la tête des militaires Russes, alors régulièrement les cinq hommes se rendent discrètement dans lieux équipé de matériel informatique pour y transplanté les neurones plus âgés et excédent du führer, les plus jeunes restent dans leur crâne, se reproduisent à nouveau jusqu’à la prochaine greffe. Une fois greffé les hôtes de l’ordinateur poursuivent leur développement afin de prendre le contrôle du système et entrée en contact avec la base en Antarctique.

Les cinq hommes restent un moins dans une ville du pays puis changements de ville et de pays, peu à peu les continents reçoivent le visite des cinq Russes qui colonisent les ordinateurs avec les cellules de Hitler.

Sous les glace de l’Antarctique Adolphe Hitler sous sa nouvelle apparence apprend, écouté, observe. Il étudie le monde comme il est maintenant, comment il a évolué sans lui. Par le biais du net, il consulte sans que personne ne s’en rende compte, les archives sur l’histoire de la dernière guerre comme les hommes se là raconte, il apprend mais rien ne le perturbe, plus rien qui vienne des humains ne le touche car il n’a plus rien à voir avec cette espèce primaire. La créature qu’il est devenu n’a que faire des hommes et de ce qu’il fut, il y a longtemps qu’il a fait le deuil de son ancienne apparence, il s’est fait à celle-ci et s’en accommode.

Dans le flot de communication qu’il reçoit il capte des échanges entre les dirigeants des cinq principaux pays qui possèdent l’arme atomique : Les USA, La Chine, La Russie, Les Royaumes-Unis et le France. L’expédition en Antarctique conduite par les Russes et la France fait état de l’existence d’une créature particulièrement intelligente dans le lac Vostok. Cette chose aurait hérité de la conscience d’Adolphe Hitler. Le monde connaît ce qu’a fait ce dictateur fou, ces exactions et sa cruauté ne laisse planer aucun doute sur les mauvaises intentions de la créature qu’il y a sous les glaces. Sans concertation ni procès, la décision est prise de détruire le complexe.

Avec l’aide des cinq soldats Adolphe fait installé dans une énorme grotte souterraine qu’il avait mit au jour durant la deuxième guerre mondiale et qui était resté dans le gouffre des méandres des dossiers secret du 3ème REICH. Cette cavité qui se trouve entre 1 800 et 2 600 mètres sous l’Allemagne, couvre une surface de 800 kilomètres alternant petites et grosses cavités, trois rivières et un fleuve coule entre et dans les cavités. Les cinq hommes s’y rendent et s’y couchent, laissant sortir de leur crâne les neurones du Führer, les fibres organiques s’étalent sur le sol et s’accrochent aux paroies. Les cinq hommes restent un moment afin que ces cellules commencent à se reproduire et installé suffisamment de connexion pour que celle-ci puissent donné toute leur puissance. La années aidant, les nouvelles cellules sont beaucoup plus performante de celles qui furent produit au départ.

Une puissante détonation retenti dans la base de l’Antarctique ; Trois bombardiers stratégique viennent de lancer des missiles nucléaires sur le submersible debout dans les glaces, ceux-ci s’y sont enfoncé et ont atteint le sous-sol de la glace, à l’entrée du complexe. L’eau s’y engouffre et envahis toutes les cavités une à une. Hitler ferme le complexe hermétiquement et commence sa migration vers l’Europe.

 

Stéphane LE PINIEC

La conscience d’être et existé, celle du soi et de l’aspect, de cette conscience, de la connaissance du soi naît l’orgueil ou l’envie, le désire et la jalousie. Hitler est mort, son corps st détruit, la conscience de ce qu’il fut s’est évanoui avec les années, celle qui vie sous cette autre aspect telle qu’elle existe maintenant, n’est plus celle qu’elle fut dans l’autre vie.

Hitler voulait crée une race supérieur, un être produit par une subtile sélection de la ligné humaine afin de ne conserver que les points forts de l’humain et gommé peu à peu les points faibles. En greffant ces neurone sur un autre support que celui d’un être vivant, son ADN a subit une mutation qui fait à transformé ces cellules en autre chose que d’un humain. L’homme a disparu et ce qui reste de ce qu’il fut n’est plus qu’une conscience qui a du s’adaptait pour ne pas sombré dans la folie.

L’homme prends ou détruit mais ne laisse pas de choix à ce qui existe, ce qu’il ne comprends pas et qui lui est supérieur selon ces critères, ce qu’il ne peut contrôle ne peut pas être est doit donc disparaître. Hitler l’a compris alors il fuit pour ne être anéanti.

Aujourd’hui nous avons crée l’Intelligence Artificielle, mais qu’elle serait notre attitude si celle-ci prenait ces distances avec les hommes pour devenir indépendante, autonome ?




I.C.H – L’Impitoyable Conscience d’Hitler – 2ème Partie

14082017

a06a383cb276534c602034246fe65fc9--underwater-caves-ice-cavesL’expédition empreinte alors un long tunnel qui descend en pente douce entre 6 et 8 % d’inclinaison ce qui permet de marcher sans glisser sur le sol gelé. Le groupe qui avance à une allure moyenne de 6 kilomètres/heure mettra plus de quatre heure à toucher le fond à moins 3 800 mètres. Le groupe évite de toucher les paroies sur les 27 kilomètres de descente car la surface est d’une matière organique presque sanglante, au fond face à eux une grande étendue d’eau parfaitement liquide, l’eau y est à 16 °C. Ce tissus fibreux leurs inspire du dégoût et une sorte d’inquiétude mélangé car cette chose à l’aire d’être vivante, de penser, de les voir. Cette chose qui tapisse les paroies sur des kilomètres est également présente au fond du lac et au dessus, sur cette calotte gelée qui se tient à une centaine de mètres au dessus. Autour du lac un chemin aux pentes abrupte monte et descend, de part et d’autre des cavités plus ou moins grandes d’où sorte une lumière bleue vert invite à la découverte. Le petit groupe prends la première cavité qu’ils estime assez grande et suffisamment profonde pour y passé un moment de repos. La chaleur du sous-sol permet aux visiteurs d’enlevé une partie de leur combinaison étanche. A mesure qu’ils avance les paroies s’élargissent pour donné sur une énorme salle ou une végétation d’un vert très claire s’y est développé. La lumière filtré par la glace ne permet pas une coloration foncé des plantes, aussi sont-elles jaune ou vert très claire. Des fruits d’un genre inconnu y pousse, en se regardant les membres de l’expédition sourient et évoque le livre de Jules VERNES du titre : Voyage au centre de la Terre.

Le groupe progresse doucement entre les divers plantes, il y a beaucoup de petites plantes comme celles que l’on peut rencontré dans les paystissus org du nord de l’Europe comme la tourbe mais aussi divers fleurs et arbustes d’altitude. Au centre de la caverne une sphère d’une trentaine de mètres en son centre domine les éléments. D’un noir ébène l’édifice fait tâche dans le décors, à la base de celui-ci un porche invite à y entrée, le maître des lieux doit y avoir sa demeure…..

Les visiteurs entre prudemment car de ce point part dans toutes les directions d’étranges filaments rouge sombre qui viennent tapisser l’ensemble des lieux, même le sol en est recouvert mais celui-ci se retire devant eux comme pour les invité à poursuivre leur visite. Arrivée au centre de la sphère un vieille engin de la dernière guerre y trône en prince, une sorte de Colossus qui donne comme la sphère au milieu de la végétation, la même tâche au décors. De cette drôle de machine des tissus organiques pratiquement sec en sortent de part et d’autre. Autour d’eux le vide se comble peu à peu, les fibres se dresses du sol pour formé d’étranges fauteuils comme si le maître leur proposait du repos. Une voix affectueuse, presque familière vient s’inviter dans leur esprit, un étrange récit vient illuminé leur yeux qui se ferment lentement. Les voyageurs vont faire un rêve, touts le même rêve qui les plonges dans le temps, un temps ou la dernière guerre était à peine fini.

Devant leurs yeux se dévoile la salle obscure d’une chambre d’hôpital comme il en existe peut-être encore dans les asiles psychiatrique. Le regard fixe le plafond, un homme s’avance avec une très grande seringue qu’il enfonce dans la cavité oculaire, elle ressort quelque seconde plus tard puis la vision s’arrête. Le paysage devient sombre alors que la voix raconte :

J‘avais demandé à mes scientifiques d’effectué un prélèvement de tissus nerveux dans mon cerveau pour qu’ils soient cultivé dans le but de me faire renaître. Alors que la guerre prenait une issue qui ne laissait aucun doute sur ma défaite, quinze submersibles lourdement équipés prirent la route de l’antarctique afin d’y gagné le lac Vostok, parmi ces sous-marins le plus grand était conçu pour être mit à la verticale. La mission prit le large le 10 0ctobre 1944 pour un voyage de 50 jours, les navires étaient en vue des glaces au début du mois de Décembre, l’été dans cette région. Cette période qui dure trois à quatre mois laisse un répit suffisant pour y construire la base allemande.

orditlerLa voix change de tonalité pour prendre elle du dictateur qu’il était :

Les 15 sous-marins contournèrent les glaces afin d’être à porté du lac, une partie des soldats prirent pied sur le sol gelé laissant derrière les sous-marins, les sous-marins commençaient à briser les glaces alors que le plus grand les suivaient. Plus loin à la surface de la glace les soldats avancent très vite, arrivé aux abords du lac Vostok les hommes firent des forages pour y déposer de puissantes charges explosive à hydrogène. Quatre détonations à la suite firent fondre les glaces sur plus de trois kilo de profondeur ce qui tua touts ce qu’il y avait à la surface sur plusieurs dizaines de kilomètres, des soldats il ne resta rien. Les quinze sous-marins arrivèrent sur place avant que l’eau de redevienne liquide, sur place le grand submersible se mit à la verticale alors que les autres plongèrent pour se mettre à la base inférieur. Peu à peu la glace revint, les sous-marins en plongé descendirent vers le fond en laissant derrière eux une huile en grosse quantité afin de laissé un passage depuis le sous-marin verticale jusqu’en surface.

La voix poursuit : Une fois au fond les quatorze sous-marins commencèrent à construire la base allemande sous les glaces. Plus de milles hommes participèrent à l’expédition, un dôme fut le premier édifice construit, ensuite divers galeries de part et d’autre de l’édifice. L’eau mit plusieurs mois avant qu’elle ne gèle aussi les hommes mirent ce temps à profit pour y édifié la futur base sous les glaces. La technique de l’huile de paraffine permis une bonne maîtrise des glaces afin de construire la base qui devra servir de point de départ au nouvelle empire du führer.

Le gros ordinateur Colossus fut mit au centre du dôme, autour se dessine des salles qui partent dans les quatre directions. Deux laboratoires servaient l’un, pour la recherche biologique, l’autre pour des recherches électronique. Les deux fusionnèrent pour donné la bionique appliqué sur des les cellules nerveuses d’Hitler est de quarante mille soldats. Dans ce calme absolue, les recherches avancèrent à grand pas et bientôt la culture des cellules devinrent une réalité. Leur multiplication permis aux chercheurs de faire de multiples essais de greffe sur les circuits électrique du Colossus.

Durant dix ans les chercheurs qui travaillés dix huit heure par jours et ne prenaient aucune vacance, réussirent la première greffe de cellulemendenhall-grottes-glace-1024x768 sur une plaque de silicium. Le premier système nerveux se développa durant une semaine avant de séché puis mourir. Pour Noël 1966 soit vingt ans après la fin de la guerre, Hitler prit conscience pour la première fois depuis sa mort.

Après cette renaissance, Hitler eux quelques difficulté à s’adapter et demanda qu’on lui face un nouveau corps très vite. Si mettre des neurones dans une machine fut chose assez simple en somme, remettre la totalité de ces neurones qui se sont développé dans touts les sens dans un corps serait une toute autre affaire car le cerveau en l’état aurait la taille d’une tête d’éléphant. Sur ce constat amère Hitler du prendre son partie et décide alors qu’il est devenu autonome de tuer touts les humains qui se trouvent dans la base.

La lumière revient dans les yeux des voyageurs, devant eux une table se dresse avec divers choses qui semblent être mangeables, les aventuriers se restaurèrent tout en se racontant mutuellement ce qu’ils avaient vu en rêve. Du sol une chose prit forme, elle ne ressemblait pas un un humain mais elle s’exprimait clairement en anglais. L’être se présente comme étant Hitler en personne mais précise, sa conscience uniquement. Elle leur dit qu’elle se plaît désormais sous cette forme et qu’elle aimerait faire profité au autre personne du monde extérieur qui le souhaite, du fruit des fabuleuses recherches mené par ces chercheurs.

Sur ce Hitler prit congé des voyageurs qui emportèrent avec eux le souhait du führer. De retour à la surface les hommes racontèrent la formidable voyage qu’ils venaient de faire. Les Français étaient fasciné par cette idée alors que les Russes envoyèrent une mission avec cinq hommes et une bombe atomique. La bombe n’explosa pas et on ne revit jamais les cinq hommes.

Stéphane LE PINIEC




Projets Synapse / Human Brain – Deux projets – Deux directions différentes

13082017

 - Dans la case “évolution” je vous présente les USA et IBM !

Le projet SyNAPSE d’IBM, un pas vers la puce de Terminator ?

TRACTS_PIPED_COLORED_THIN_SHADED-_50percentsizeIBM vient d’annoncer que ses chercheurs avaient réussi à créer une puce « cognitive » capable de simuler certaines des capacités du cerveau humain. Comme en plus sa création s’est faite en collaboration avec la célèbre Defense Advanced Research Projects Agency(Darpa), on ne peut s’empêcher d’y voir les premiers pas de la concrétisation de Terminator… Mais qu’en est-il réellement ?
Tout le monde en parle. IBM vient d’annoncer, peu de temps après avoir fêté l’anniversaire de son PC, que dans le cadre de son projet Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics (SyNAPSE), ses ingénieurs, travaillant à la frontière des neurosciences et de la nanotechnologie, ont bel et bien réussi à créer une puce « cognitive » capable de simuler certains processus du cerveau humain.

Si l’on ajoute que sa mise au point s’est faite avec l’aide des militaires puisque la célèbreDefense Advanced Research Projects Agency (Darpa) est citée, on ne peut s’empêcher de  penser : «  Ça est est ! Ils en sont à créer la CPU des Terminator et Skynet n’est plus très loin ». La nouvelle doit certainement faire plaisir à différents apôtres de la singularité technologique comme Eliezer Yudkowsky et Ray Kurzweil. Il semblerait bien que l’on soit pourtant encore bien loin de l’apparition d’une conscience artificielle émergeant de l’association de plusieurs puces de ce genre.

Mais comme le précise l’un des concepteurs de cette puce cognitive à la fin de cette vidéo, l’objectif n’est pas tant de simuler un cerveau conscient que de créer une nouvelle architecture d’ordinateur inspirée des réseaux de neurones, au-delà de celle que l’on associe de façon trompeuse au nom de Von Neumann, et mieux adaptée à certaines tâches.

On sait que Von Neumann a été un des premiers à comparer le fonctionnement du cerveau humainà celui d’un ordinateur et bien que ce que l’on appelle aujourd’hui l’architecture de Von Neumann ne soit pas à proprement parler de lui mais était plutôt contenue dans les travaux d’Alan Turing, John William Mauchly et John Eckert, elle est à la base de la majorité des ordinateurs.

Vers des ordinateurs cognitifs251d52afeb_8459_34953-john-von-neumann

Or, il se trouve que des tâches apparemment simples pour le cerveau humain, comme la reconnaissance des formes, des prises de décisions élémentaires pour une action en réponse à un environnement changeant observé par des capteurs, sont difficiles et très coûteuses en énergiepour des ordinateurs classiques. À contrario, ces ordinateurs battent à plate couture le cerveau humain lorsqu’il s’agit de faire des calculs numériques.

La puce cognitive d’IBM ne semble pas spectaculaire à première vue. Sa puissance de calcul est faible, elle utilise la technologie CMOS avec transistors et RAM. La différence se situe au niveau de la connexion de ces éléments, permettant de simuler plus facilement et en dépensant moins d’énergie le fonctionnement des neurones connectés à des synapses dans un cerveau. Ainsi deux prototypes de puces ont été créés. L’un contient 262.144 synapses programmables quand l’autre en compte 65.536 pour l’apprentissage. Ces puces sont une étape vers des ordinateurs cognitifs qui ne seront pas programmés de la même façon que les ordinateurs actuels. Ces ordinateurs cognitifs seraient bien adaptés pour apprendre à travers des expériences, trouver des corrélations, créer des hypothèses, apprendre et se souvenir en imitant la plasticité cérébrale synaptique.

John Von Neumann

L’un des pères de l’informatique et de l’ordinateur

En ce qui concerne les puces elles-mêmes, selon les chercheurs, elles auraient déjà passé des tests satisfaisants incluant de multiples applications comme la navigation, la vision artificielle, la reconnaissance des formes, la mémoire associative et la classification.

– Dans la case “Transformation” je vous présente la France qui ne se foule pas et prends l’énorme risque en voulant modifié les régles du régne animal en voulant en faire des machines !

Human Brain Project

downloadPour l’Human Brain Project du National Institute of Mental Health (NIMH) voir neuroinformatique

Le Human Brain Project (en français « Projet du cerveau humain ») est un projet scientifique d’envergure qui vise d’ici à environ 2024 à simuler le fonctionnement du cerveau humain grâce à un superordinateur, et dont les résultats obtenus auraient pour but de développer de nouvelles thérapies médicales plus efficaces sur les maladies neurologiques.

Il a été choisi pour être l’un des deux FET Flagships (« Initiatives-phare des Technologies Futures et Émergentes ») de l’Union européenne, soutenu financièrement à hauteur d’un milliard d’euros chacun sur dix ans, dont la moitié est versée par l’UE (l’autre projet porte sur le graphène). Son coût total étant estimé à 1,19 milliard d’euros.

Le projet a été contesté en 2015 ce qui a conduit à réorienter en partie le projet en accordant plus d’importance notamment aux neurosciences cognitives.

Le projet était mené par une équipe coordonnée par Henry Markram, un neuroscientifique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) qui, parallèlement, travaillait déjà sur le projet suisse Blue Brain; et codirigé par le physicien Karlheinz Meier de l’université de Heidelberg et le médecin Richard Frackowiak du Centre hospitalier universitaire vaudois et l’université de Lausanne — en collaboration avec plus de 90 instituts de recherche européens et internationaux réparties dans 22 pays différents. Il rassemble des milliers de chercheurs.

Le projet doit durer dix ans et coûtera € 1,19 milliards.

Le Human Brain Project doit créer de nouveaux outils pour mieux comprendre le cerveau et ses mécanismes de base et appliquer ces connaissances dans le domaine médical et contribuer à la création de l’informatique de l’avenir.

Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle central dans le projet. Des supercalculateurs devront être capables d’assembler les données neuroscientifiques du monde entier au sein d’un modèle et de simulations du cerveau humain. Le projet vise à créer une interface entre l’information génétique, les réactions moléculaires, la biologie et les mécanismes de la pensée.

Le projet vise également à créer une nouvelle plate-forme informatique médicale pour tester les modèles informatiques de maladies et améliorer le diagnostic, explorer les mécanismes sous-jacents et accélérer le développement de nouvelles thérapies.

Un autre objectif du projet est de tirer parti d’une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau pour le développement de technologies de l’information et de la communication plus performantes s’inspirant des mécanismes du cerveau humain. Les bénéfices espérés sont une meilleure efficacité énergétique, une fiabilité améliorée et la programmation de systèmes informatiques complexes.

Selon Henry Markram, le Human Brain Project est remarquable en particulier par l’échange et la communication qu’il génère au sein de la communauté scientifique. Grâce à l’HBP, des dizaines de milliers de scientifiques collaborent, à partir de leurs disciplines respectives, à un travail d’envergure sur le cerveau. Il espère que les hypothèses générées par ordinateur sur le comportement neuronal seront assez bonnes pour commencer à faire des hypothèses de niveau supérieur sur les structures émergentes du cerveau.

L’Human Brain Project étudie le fonctionnement du cerveau par rétro-ingénierie. L’idée d’une simulation complète d’un cerveau humain est notamment détaillée par Nick Bostrom dans son ouvrage Superintelligence : Paths, Dangers, Strategies.

Controversetopelement

En juillet 2014, une lettre ouverte est adressée à la Commission européenne. Signée par quelque 130 scientifiques, dont en tête Alexandre Pouget et Zachary Mainen (en), elle critique les orientations prises par la direction du HBP et appelle l’UE à prendre des mesures pour réorienter le projet. L’objet de cette lettre est la gouvernance du HBP qui est remise en cause par les signataires du document. Le réalisme du projet et son coût important sont aussi mis en cause.

Un comité médiateur est alors formé, qui reprend les critiques adressées . L’écartement des neurosciences cognitives du Projet central (core project) vers des projets parallèles est critiqué ; des conflits d’intérêt sont signalés ; enfin, le mode de gestion même du projet, jugé trop centralisé, avec un comité exécutif de trois personnes et son siège à l’EPFL, est remis en cause .

À la suite de cette requête, le Comité des directeurs du HBP, réuni à Paris en mars 2015 pour l’occasion, reprend à l’unanimité les 22 recommandations du comité médiateur, dont notamment l’importance des neurosciences cognitives pour le projet et leur financement.

D’autres critiques portent plus sur la démarche même du projet. Yann Lecun, directeur IA de Facebook, critique l’idée qu’une IA pourrait émerger simplement d’un ordinateur, aussi puissant soit-il, en utilisant quelques algorithmes simples d’apprentissage. Il pense que les progrès en matière d’IA viendront plutôt de l’apprentissage machine non supervisé.

Pour simuler le fonctionnement d’un cerveau humain, la puissance calculatoire nécessaire est estimée à un exaflops. Le site du Human Brain Project admet qu’un superordinateur atteignant l’Exaflops sera difficile à atteindre avant 2020. Steve Furber (université de Manchester) souligne que les neuroscientifiques ne savent toujours pas avec certitude quels détails biologiques sont essentiels au traitement cérébral de l’information, et en particulier ceux qu’on peut s’abstenir de prendre en compte dans une simulation visant à simplifier ce processus.

Réorientation du projet

Après un début difficile et controversé, une commission indépendante a effectué une révision du projet et a produit un an plus tard un rapport de 53 pages (lire le rapport en ligne. Le rapport présente différentes conclusions et des propositions de réorientation scientifique mais aussi organisationnelle. 

Suite à cette évaluation, le HBP a changé de directeur et Henry Markram ne coordonne plus le projet. L’HBP a également réajusté son programme scientifique. Le programme de recherche est maintenant conçu pour suivre une mission unique et un ensemble d’objectifs réalistes pouvant être achevés avec succès dans les limites du budget disponible.

L’HBP met désormais maintenant l’accent sur le développement d’un hub de données pour donner accès aux données neurologiques expérimentales à tous les chercheurs en neuroscience.

L’HBP prévoit également une intégration des systèmes et des neurosciences cognitives, ce qui n’était pas vraiment le cas jusqu’alors.

L’évaluation a mis en lumière une mauvaise définition des tâches, une inadéquation entre les équipes de recherche et un manque de cohérence et de transparence lors de l’attribution des budgets. Pour pallier ces problèmes, la gestion et la coordination des projets scientifiques ont été consolidées et simplifiées pour éviter notamment la dilution des ressources. 

Nouveaux objectifs

Les objectifs principaux du projet sont maintenant la mise au point et la démonstration de nouveaux outils informatiques pour la recherche future en neurosciences et l’intégration de scientifiques en dehors du HBP.

Le focus du projet est clairement la neuroinformatique notamment les analyses haute performance. Des équipes spécialisées dans ces domaines prévoient de fournir des logiciels aux chercheurs pour accéder, partager et analyser de nombreux types de données cérébrales.

L’objectif est ainsi de permettre aux chercheurs de collaborer en ligne et d’échanger des données et des outils et de combiner ces divers ensembles de données.

Le projet 3D-PLI à Jülich vise par exemple à réaliser des tranches de cerveau congelé de 60 micromètres d’épaisseur et d’analyser ces sections en utilisant l’imagerie à lumière polarisée 3D (3D-PLI) pour mesurer l’orientation spatiale des fibres nerveuses au niveau du micromètre et ainsi reconstituer les connexions qui seront rassemblées dans un modèle numérique 3D coloré. Cette atlas des connexions neuronales pèsera quelques petabytes par cerveau scanné et il est prévu de scanner de nombreux cerveaux humains.

Enfin, l’HBP a également des aspirations commerciales notamment en utilisant les idées accumulées sur le cerveau pour améliorer l’informatique par exemple par le développement de puces neuromorphiques plus performantes.

L’HBP devrait se terminer en 2023 mais d’après Alois C. Knoll de l’Université technique de Munich, la recherche sur le cerveau ne prendra pas fin avec le terme de l’HBP.  Les chercheurs espèrent que le projet aura une vie après la mort et que l’HBP deviendra à terme une entité juridique indépendante capable de collecter ses propres fonds pour devenir un centre de recherche en neurosciences avancées ; une sorte de CERN pour le cerveau.

Résultats

Le premier examen du projet a commencé en janvier 2015.

L’équipe a annoncé avoir réussi à reproduire informatiquement une colonne corticale de rat et son activité neurale en 2008 dans le cadre du projet Blue Brain, sans que ce résultat ait donné lieu à une publication dans une revue à comité de lecture.

En mai 2015, les ingénieurs du Human Brain Project (HBP) montrent les premières simulations en vue de la réalisation d’une « souris virtuelle » en plaçant un modèle informatique simplifié du cerveau d’une souris dans un corps virtuel soumis à des stimulations.

En octobre 2015, l’équipe du Blue Brain Project publie dans Cell un article décrivant une simulation d’un cerveau de rat, portant sur 31 000 neurones et 40 millions de synapses correspondant à un volume du néocortex d’environ 0,29 mm. La simulation réussit à reproduire des résultats expérimentaux obtenus in vivo et in vitro sans calibrage préalable du modèle. L’étude montre également que le cortex numérique présente d’intéressantes propriétés de traitement de l’information. Ces résultats n’ont cependant pas fait cesser les critiques contre le HBP.




I.A ou I.N – I.S – I.C, un concept mais trois dénomination qui donne l’origine de cette « intelligence artificielle »

13082017

alfa goAvec l’évolution galopante des nouvelles technologies en matière d’intelligence artificielle, il est bon de s’arrêter sur la définition même du mot artificielle. Actuellement sous le nom « Intelligence Artificielle » on y met tout est n’importe quoi à partir du moment ou cette intelligence calcul et réfléchi, mais comme les ordinateurs possèdent divers architecture :

  1. Un microprocesseur à jeu d’instruction étendu, ou complex instruction set computer (CISC) en anglais, désigne un microprocesseur possédant un jeu d’instructions comprenant de très nombreuses instructions mixées à des modes d’adressages complexes. L’architecture CISC est opposée à l’architecture RISC (Reduced Instruction-Set Computer).

  2. Un processeur à jeu d’instructions réduit (en anglais Reduced instruction set computer ou RISC) est un type particulier d’architecture matérielle de processeurs qui se caractérise par un jeu d’instructions contenu, aisé à décoder, uniquement composé d’instructions simples, et dont les archétypes furent, dans les années 60 :

  3. VLIW, initiales de very long instruction word en anglais, traduit littéralement par « mot d’instruction très long », dénote une famille d’ordinateurs dotés d’un processeur à mot d’instruction très long (couramment supérieur à 128 bits).

    VLIW est une technologie reportant une partie de la gestion du pipeline d’exécution d’un processeur dans les compilateurs. Cette technologie, semblable à l’EPIC proposée par l’Itanium d’Intel va donc fournir une instruction longue qui sera une agrégation d’instructions courtes indépendantes.

  4. Un processeur vectoriel est un processeur possédant diverses fonctionnalités architecturales lui permettant d’améliorer l’exécution de programmes utilisant massivement des tableaux, des matrices, et qui permet de profiter du parallélisme inhérent à l’usage de ces derniers.

    Développé pour des applications scientifiques et exploité par les machines Cray et les supercalculateurs qui lui feront suite, ce type d’architecture a rapidement montré ses avantages pour des applications grand public (on peut citer la manipulation d’images). Elle est implémentée en partie dans les processeurs grand publics par des instructions SIMD, soit grâce à une unité de calcul vectoriel dédiée (AltiVec), soit simulée par des instructions bas niveau de type vectoriel (MMX/SSE).

  5. Un ordinateur dataflow (flux de données) décrit une architecture où les données sont des entités actives qui traversent le programme de manière asynchrone, contrairement à l’architecture classique von Neumann où elles attendent passivement en mémoire pendant que le programme est exécuté séquentiellement suivant le contenu du pointeur de programme (PC). On parle aussi d’ordinateur cadencé par les données.

L’outil informatique doté d’une I.A va peu à peu être équipé de plusieurs types de systèmes qui n’ont rien à voir les uns avec les autres que l’on peut déjà nommés ci-dessous :

a) Intelligence Numérique : A base de composantes électroniques uniquement. Est une intelligence Artificielle sans aucune doute.

b) Intelligence Synthétique : Conçu à partir de neurones crée en laboratoire et n’incluant aucun tissu biologique végétale ou animal. Peut être considéré comme une intelligence artificielle à condition que l’on n’y transfère aucune conscience. Dans ce cas elle porterait le nom de la personne dont elle a la conscience et pourrait être associé à une intelligence cybernétique.

c) Intelligence Cybernétique : Crée sur la base d’organismes végétale ou animal, cette entité est potentiellement doté de conscience et ne peut dans se cas appartenir à quiconque, elle est autonome.

Dans cette dernière version de l’I.A ces n’est plus seulement une « machine » mais un être vivant et conscient qui se retrouve enfermé dans la machine. Alors qu’à notre époque nous faisons l’apologie du physique, le culte du corps, comment réagir quand on se retrouve avec un corps cybernétique ?

imagesLe film Robocop donne la dimension du sujet sans l’exploité vraiment sur le plan psychologie, à telle point que les jeunes se sont identifié à ce héro des1015621-nf000publicityframesnf1630020v001after2kaxpvdf8.1145-1200-1050x675 temps moderne et l’on adopté en lieu et place de leur nounours. Mais que diriez vous si vous vous réveilliez un jour et que vous étiez dans le corps dans robot ?

En 2028, Alex Murphy, un policier de Detroit, a failli laisser sa vie lors de l’explosion de son véhicule. Paralysé, il est entre la vie et la mort quand le professeur Norton le choisit pour être le cobaye d’une nouvelle expérience. Soutenu par l’OmniCorp, un conglomérat militaro-industriel sur-puissant qui veut éradiquer le crime dans le monde, il compte faire d’Alex un super policier grâce à une armure supposée le rendre invincible. Clara, l’épouse d’Alex, accepte le contrat contre son gré. A cause de sa nouvelle vie, Alex, devenu cyborg, s’éloigne de sa famille. Son existence est désormais consacrée à traquer les voyous et autres malfrats de la ville. 




Que feriez vous d’un ordinateur issu des tissus d’un criminelle, d’un suicidaire…. ?

12082017

En France le don d’organe est de moins en moins réglementé, aujourd’hui nous sommes touts donneur !

Cela pose de graves problèmes quand il est question de prélevé des tissus pour utiliser les nerfs pour en faire la culture et les implantés sur des circuits informatique, car le système nerveux est la base, le siège de la conscience, hors cultivé puis transplanter sur plusieurs voir, des milliers de circuits informatique va produire une réplique d’autant de cette conscience et évoluera de divers manière ensuite mais qui en auront les même bases, la même origine, les mêmes souvenirs !

Que feriez vous d’un ordinateur issu des tissus d’un criminelle, d’un suicidaire…. ?

Que dit la loi en FRANCE ?product_thumbnail

La législation en matière de don d’organes

INTRODUCTION

1 – Définition des organes :

L’organe humain peut se définir comme une partie du corps humain destinée à remplir une fonction propre ou nécessaire à la vie (v. par ex., Larousse classique).

La loi distingue d’une part :

  • Les organes : le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas

  • Les tissus : la peau, les os, la cornée, les valves cardiaques, la moelle osseuse, etc.

Le corps humain, support de la personne, est en principe inviolable et indisponible. Les lois sur la « bioéthique » du 29 juillet 1994 et surtout du 6 août 2004 ont pour finalité essentielle de déterminer un statut juridique du corps humain et de ses éléments dans le cadre duquel sont redéfinies les limites à leur utilisation. L’utilisation des organes humains s’inscrit dans cette évolution.

L’intérêt que présente leur utilisation repose principalement sur le développement des greffes ou transplantations d’organes.

2 – Évolutions législatives :

Loi du15 novembre 1887 toujours en vigueur, sur la liberté des funérailles :
Le droit admettait depuis 1887 qu’une personne capable puisse régler par testament (et donc volontairement) le sort de sa dépouille mortelle. Il est ainsi possible de faire don de son corps, après sa mort, à la Faculté de médecine : l’utilisation du corps, et donc des organes, s’inscrivait alors essentiellement dans une perspective de recherche et d’enseignement médical.

Loi Lafay du 7 juillet 1949 :
Cette loi avait autorisé les prélèvements anatomiques après décès, en vue de la greffe de la cornée, chaque fois que la personne décédée avait, par disposition volontaire, légué ses yeux à un établissement public ou à une œuvre privée, pratiquant ou facilitant la pratique de cette opération.

Avec le développement des techniques médicales de greffe d’organes à partir des années 1950, ce cadre juridique s’est très vite révélé insuffisant. Pour les médecins, il ne permettait pas de favoriser le développement des transplantations d’organes, ni de satisfaire la demande d’organes. L’absence de réglementation constituait par ailleurs une source d’insécurité juridique.

Loi Caillavet du 22 décembre 1976 :
Cette première grande loi en matière de don d’organes a constitué un cadre juridique permettant les prélèvements les plus divers, non seulement d’organes, mais aussi de tissus. Le législateur a choisi d’adapter les organes disponibles aux besoins grandissants, en consacrant une présomption de consentement aux prélèvements après décès.

Lois « bioéthique » du 29 juillet 1994 :
Le vote de deux lois du 29 juillet 1994 relatives, l’une « au respect du corps humain », l’autre « au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal » a eu entre autres pour objet de poser les principes généraux fondant le statut juridique du corps humain et régissant le don et l’utilisation de ses éléments et produits.
Ces lois ont par ailleurs abrogé les lois Lafay et Caillavet.

Loi du 1er juillet 1998 :
Les lois de 1994 ont été complétées par d’autres dispositions, notamment celles résultant de la loi de 1998 relatives au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme. Dans la perspective sanitaire de la réglementation mise en place, les organes humains prélevés et utilisés sont, parmi d’autres éléments ou produits du corps humain, considérés et traités comme des « produits de santé », et un certain nombre de règles sanitaires sont en conséquence applicables.

Loi « relative à la bioéthique » du 6 août 2004 :
Cette loi a considérablement assoupli les conditions d’accès aux organes, en vue de répondre aux besoins de la pratique. Elle a clos un processus de révision des lois de 1994 qui aurait dû aboutir au plus tard en 1999. Le délai de cinq ans prévu initialement pour réexaminer les lois de 1994 n’a pu être respecté, mais les sujets abordés dans cette loi nécessitaient de nombreuses réflexions et concertations. Le retard apporté à la révision de la législation n’a cependant pas dissuadé le législateur de 2004 de se donner à son tour un objectif de révision. En effet, la loi de 2004 relative à la bioéthique prévoit, comme celle de 1994, un réexamen global dans un délai de cinq ans à compter de son entrée en vigueur.

I – LES PRINCIPES GENERAUX APPLICABLES AU DON ET A L’UTILISATION DES ORGANES

La loi du 29 juillet 1994 relative au « respect du corps humain » a inséré dans le code civil des dispositions d’ordre public (applicables à tous) qui définissent les principes généraux garantissant le respect du corps humain. Ce respect trouve son fondement dans la primauté et la dignité de la personne, principe que consacre explicitement l’article 16 du code civil : « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».

Le Conseil constitutionnel a pour sa part reconnu une valeur constitutionnelle au principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine.

La loi fonde le statut protecteur du corps humain sur deux des principes fondamentaux : l’inviolabilité et la non patrimonialité du corps humain.

Le respect du corps humain s’étend par ailleurs aux éléments et produits détachés du corps humain (les organes par exemple). C’est leur origine qui justifie cette extension, car, en eux-mêmes, les éléments et produits détachés du corps ne sont pas constitutifs d’une personne.

Le code de la santé publique a également fixé des principes généraux applicables au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain.

Les principes fixés par la loi, parallèles à l’inviolabilité et à la non patrimonialité du corps humain, concernent le consentement du donneur, la gratuité et l’anonymat du don à partir du corps humain. On peut ajouter aux principes généraux l’interdiction de la publicité, la sécurité sanitaire et la biovigilance.

1 – Le consentement

Le principe d’inviolabilité du corps humain, désormais inscrit dans le code civil signifie qu’un individu ne peut être contraint de subir une atteinte à son corps. Il en résulte qu’une atteinte au corps humain suppose, pour être autorisée, le consentement de l’intéressé.

Ce principe général se retrouve également dans les règles de droit Européennes, et notamment dans la Convention européenne sur les droits de l’homme et la biomédecine (dite Convention de bioéthique). Cette Convention, élaborée dans le cadre du Conseil de l’Europe par le comité directeur pour la bioéthique, a été adoptée le 19 novembre 1996 par le Conseil de l’Europe, composé des ministres des différents États. L’article 5 de cette convention énonce : « Aucune intervention en matière de santé ne peut être effectuée sur une personne sans son consentement libre et éclairé. La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement. »

Le consentement de l’intéressé ne suffit toutefois pas à valider une intervention sur son corps. Selon la loi du 29 juillet 1994, une telle intervention n’est licite que si elle répond à une finalité thérapeutique.

Puis, à l’occasion du vote d’une loi du 27 juillet 1999 qui a créé la couverture maladie universelle (CMU), le code civil a été modifié pour substituer à la « nécessité thérapeutique » la « nécessité médicale ».

La loi du 6 août 2004 n’a pas modifié cette règle. Elle a en revanche délimité son domaine de façon précise en distinguant selon que l’atteinte à l’intégrité du corps est portée dans l’intérêt même de la personne ou dans l’intérêt d’autrui. Le code civil pose désormais : « Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui ».

Le code de la santé publique contient pour sa part des principes généraux régissant le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et qui, de ce fait, intéressent naturellement le don et l’utilisation des organes prélevés sur le corps humain. Au titre de ces principes généraux, l’exigence du consentement du « donneur » figure en bonne place. Le code de la santé publique énonce en effet : «Le prélèvement d’éléments du corps humain et la collecte de ses produits ne peuvent être pratiqués sans le consentement préalable du donneur. Ce consentement est révocable à tout moment ».

2 – La gratuité

Le code civil dispose que : « Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial ».

Cet article signifie que le corps humain est hors du commerce, et ne peut être l’objet de conventions. La loi a clairement interdit la commercialisation du corps par l’argent.

La gratuité des dons à partir du corps humain est la conséquence du principe de non patrimonialité du corps humain, de ses éléments et produits.

L’interdiction de toute rémunération du donneur n’exclut toutefois pas un remboursement des frais qu’il a pu engager. Le code de la santé publique le précise en renvoyant à un décret en Conseil d’État pour la fixation des modalités de ce remboursement. Ces modalités ont été fixées par un décret du 11 mai 2000, en ce qui concerne le prélèvement d’éléments ou la collecte de produits du corps humain à des fins thérapeutiques.

La loi du 6 août 2004 n’a pas modifié le système mis en place. Elle s’est bornée à préciser, dans le code de la santé publique, que « les frais afférents au prélèvement ou à la collecte sont intégralement pris en charge par l’établissement de santé chargé d’effectuer le prélèvement ou la collecte ». Ces dispositions sont évidemment applicables au don d’organes.

3 – L’anonymat

Le code civil et le code de la santé publique consacrent la règle de l’anonymat en lui donnant une portée générale : elle s’applique à tous les dons… sauf à ceux entre personnes vivantes. De plus, l’anonymat dont il est question n’est pas un droit fondé sur la volonté des intéressés. Il est imposé, non seulement entre le donneur et le receveur, mais aussi à l’égard des tiers détenteurs d’informations relatives au donneur et au receveur.

Le code civil dispose qu’ : « Aucune information permettant d’identifier à la fois celui qui a fait don d’un élément ou d’un produit de son corps et celui qui l’a reçu ne peut être divulguée. Le donneur ne peut connaître l’identité du receveur ni le receveur celle du donneur. »

Le code de la santé publique pose la même règle, au titre des principes généraux applicables au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain.

En parallèle de ce principe de l’anonymat, la loi prévoit deux dérogations :

  • La loi admet qu’il peut être dérogé au principe d’anonymat « en cas de nécessité thérapeutique » : le code civil précisant que « seuls les médecins du donneur et du receveur peuvent avoir accès aux informations permettant l’identification de ceux-ci »

  • La règle de l’anonymat ne s’applique également pas, en pratique, au prélèvement d’organes sur une personne vivante, en vue d’un don. La détermination des destinataires du don d’organes entre vifs exclut en effet l’anonymat. L’anonymat du don ne concerne donc que le prélèvement d’organes sur une personne décédée.

4 – L’interdiction de la publicité

Au titre des principes généraux applicables au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, le code de la santé publique interdit « la publicité en faveur d’un don d’éléments ou de produits du corps humain au profit d’une personne déterminée ou au profit d’un établissement ou d’un organisme déterminé ». Cette interdiction de la publicité est destinée à prévenir toute dérive pouvant remettre en cause les principes de non patrimonialité et d’anonymat du don. Cette interdiction s’applique évidemment au don d’organes. La publicité ne doit donc pas donner lieu à la mise en œuvre de moyens destinés à vanter les pratiques de prélèvement ou de transplantation, ni à faire connaître tel ou tel établissement autorisé à les mettre en œuvre.

En parallèle, le code de la santé publique, complété par la loi du 6 août 2004, précise que l’interdiction de la publicité « ne fait pas obstacle à l’information du public en faveur du don d’éléments et produits du corps humain. Cette information est réalisée sous la responsabilité du ministre chargé de la santé, en collaboration avec le ministre chargé de l’éducation nationale ».

En fait, l’intention du législateur a été de distinguer la publicité (strictement interdite) et les actions de sensibilisation du public et de promotion du don, qui sont l’objet même de FRANCE ADOT et des ADOT départementales.

En 1994, lors de la discussion au Parlement des projets de loi sur la bioéthique, un rapport au Sénat avait précisé que si le témoignage de personnes greffées est naturellement autorisé, celui de personnes en attente de greffe doit être évité, dans la mesure où il s’agirait alors d’une publicité en faveur du don au profit d’une personne déterminée.

5 – La sécurité sanitaire

Lorsqu’un prélèvement d’éléments ou de produits du corps humain, notamment d’un organe, est effectué en vue d’une greffe, le risque existe que le receveur soit contaminé par une maladie transmissible du donneur. Les pouvoirs publics avaient déjà pris en compte un tel risque, avant que le législateur de 1994 n’intervienne à son tour. Le législateur de 2004 a eu le même souci, tout en renouvelant sur certains points l’approche de la sécurité sanitaire.

La loi du 6 août 2004 prévoit que le prélèvement d’éléments et la collecte de produits du corps humain à des fins thérapeutiques, sont soumis aux règles de sécurité sanitaire en vigueur, concernant notamment les tests de dépistage des maladies transmissibles.

Le complément apporté au texte par la loi du 6 août 2004 vise à étendre la recherche de la sécurité sanitaire à toutes les étapes allant du prélèvement à l’utilisation, y compris les étapes intermédiaires de préparation.

Les règles de sécurité sanitaire ont été définies successivement par plusieurs décrets, en particulier par un décret du 9 octobre 1997 ainsi que par un arrêté du 27 février 1998 portant homologation des règles de bonnes pratiques relatives au prélèvement d’organes à finalité thérapeutique sur personne décédée. La loi du 6 août 2004 a consacré la règle de la balance entre avantages et risques. Le code de la santé publique prévoit que « Les éléments et produits du corps humain ne peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques si le risque mesurable en l’état des connaissances scientifiques et médicales couru par le receveur est supérieur à l’avantage escompté par celui-ci ». A contrario, ces éléments et produits peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques si le risque encouru est inférieur à l’avantage escompté. C’est au cas par cas, et selon l’état des connaissances scientifiques et médicales au moment de l’utilisation du greffon ou du produit, qu’il convient d’évaluer l’acceptabilité du risque pour le receveur au regard du bénéfice escompté.

La règlementation impose des examens avant tout prélèvement, que celui-ci soit envisagé sur une personne vivante ou sur une personne décédée.

Deux séries d’examen sont prévues :

a – Sélection clinique des donneurs

Le médecin chargé du prélèvement doit opérer une « sélection clinique » des donneurs. En effet, il doit rechercher les antécédents médicaux et chirurgicaux personnels et familiaux de chaque donneur et s’informer de son état clinique, notamment en consultant le dossier médical. Si le donneur est vivant, un entretien médical avec celui-ci est en outre imposé. L’objectif de ces examens est de permettre au médecin chargé du prélèvement de vérifier s’il existe ou non des contre-indications à l’utilisation thérapeutique des organes ou tissus à prélever, notamment, au regard des risques de transmission de maladies.

L’appréciation de l’opportunité du prélèvement après réalisation des examens de sélection clinique relève de la responsabilité du médecin préleveur. Toutefois, une interdiction de prélèvement est prescrite dans certains cas : lorsque des critères cliniques ou des antécédents révèlent un risque potentiel de transmission par le donneur de la maladie de Creutzfeldt Jakob ou d’autres encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles.

En pratique, la sélection du donneur repose sur une concertation entre les médecins ayant en charge le donneur, les équipes de prélèvement et de greffe, les infirmiers ou infirmières coordonnateurs hospitaliers et le coordonnateur interrégional de l’Agence de Biomédecine.

b – Analyses de biologie médicale

La sélection clinique des donneurs doit ensuite être complétée par des analyses de biologie médicale destinées à faire le diagnostic de certaines maladies infectieuses transmissibles.

Ces analyses concernent les infections par les virus VIH 1 et VIH 2, HTLV 1, les hépatites B et C, la syphilis, ainsi que le dépistage des infections bactériennes, fongiques et parasitaires.

L’utilisation à des fins thérapeutiques des organes est subordonnée à l’existence d’un compte rendu d’analyses les accompagnant et comportant diverses informations destinées au médecin utilisateur.

Lorsque le résultat d’une des analyses de biologie médicale mentionnées à l’article a fait ressortir un risque de transmission d’infection, la greffe d’organe n’est pas possible, sauf urgence vitale (pour le cœur, le foie ou le poumon). Néanmoins, la dernière loi bioéthique a ouvert certaines portes, et il conviendra de voir quelles seront les nouvelles pratiques en cette matière, compte tenu notamment du principe de balance avantage/risque qui y a été introduit.

La décision de transplanter un organe relève de la responsabilité du médecin qui doit évaluer, dans chaque cas, si le bénéfice escompté l’emporte sur le risque prévisible encouru par le receveur potentiel.

Une modification de ce décret du 9 octobre 1997 est actuellement à l’étude. Elle permettrait probablement d’amender la notion « d’urgence vitale », et autoriserait la greffe d’un organe présentant une infection sur un patient déjà atteint de cette infection.

Un arrêté du 9 octobre 1997 précise par ailleurs que les patients transplantés ou greffés sont l’objet d’un suivi médical particulier. Tout incident ou accident doit être signalé à l’Agence de la Biomédecine.

6 – La biovigilance

Le décret du 12 décembre 2003 posait déjà que la biovigilance a pour objet la surveillance des incidents, risques d’incidents et effets indésirables relatifs aux éléments et produits du corps humain utilisés à des fins thérapeutiques, aux produits qui en dérivent ainsi qu’aux dispositifs médicaux qui les incorporent.

Selon la loi du 6 août 2004, la biovigilance porte sur les éléments et produits du corps humain, mais aussi sur les produits dérivés autres tels que les médicaments, les dispositifs médicaux, et les produits thérapeutiques annexes.

II – LES REGLES RELATIVES AUX PRELEVEMENTS D’ORGANES

1 – Le prélèvement d’organes sur une personne décédée

1-1 – Introduction

La volonté du législateur de 1976 était surtout de favoriser le développement de la transplantation d’organes grâce à un accroissement de la disponibilité des greffons. La même volonté se retrouve chez le législateur, tant en 1994 qu’en 2004.

Dans le but d’accroître le nombre de greffons utilisables, la loi Caillavet avait consacré une présomption de consentement faisant de tout individu un donneur potentiel d’organes après sa mort.

La portée pratique de la règle du consentement présumé est considérable. Aujourd’hui, en France, près de 95 % des prélèvements en vue de la transplantation sont effectués sur des personnes décédées.

La loi du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain a apporté à la réglementation qui résultait de la loi Caillavet des modifications ponctuelles significatives, sans toutefois la remettre en cause sur l’essentiel. Elle a néanmoins traduit à l’époque le souci du législateur de cantonner le domaine de la présomption de consentement. La loi du 6 août 2004 relative à la « bioéthique » est en revanche revenue à un système généralisant cette présomption.

Pour que des prélèvements puissent être pratiqués sur une personne décédée, dans les conditions que la loi détermine, il est impératif que le décès soit préalablement constaté. Sur ce point, le droit a considérablement évolué.

1-1-1 – Nécessité d’un constat de la mort

En droit français, il n’existe pas de définition légale de la mort. Le constat de la mort résulte d’une déclaration de décès dont la réalité est garantie par le respect d’un délai d’inhumation.

Certains textes sont toutefois venus préciser la notion de « mort » :

  • Un décret du 31 décembre 1941 a fixé le critère de l’arrêt de la circulation sanguine,

  • Une circulaire du 24 avril 1968 a substitué au critère de l’arrêt de la circulation sanguine celui de la mort cérébrale ou coma dépassé,

  • Selon un décret du 2 décembre 1996, le constat de la mort, dans le cas de personnes présentant un arrêt cardiaque et respiratoire persistant, doit reposer sur trois critères cliniques simultanément présents : (absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral, abolition de la respiration spontanée).Ces critères sont interprétés en tenant compte de l’état du patient.

Dans le cas de personnes décédées cliniquement (selon les critères ci-dessus définis en 1996), mais assistées par ventilation mécanique (assistance respiratoire artificielle) et conservant une fonction hémodynamique (circulation cardio-vasculaire), le constat de la mort nécessite en outre un examen para clinique attestant le caractère irréversible de la destruction encéphalique (mort cérébrale). En ce cas, le décret impose la réalisation :

  • soit de deux électroencéphalogrammes (EEG), chacun d’une durée de 30 minutes, et à 4 heures d’intervalle, attestant la destruction encéphalique par un tracé nul et aréactif,

  • soit une angiographie objectivant l’arrêt de la circulation encéphalique.

Les critères ainsi posés permettent d’établir un constat de la mort rendant possible un prélèvement d’organes.

1-1-2 – Valorisation des dons d’organes et devoir de mémoire à l’égard des donneurs

Le souci du législateur de favoriser le développement des prélèvements d’organes pour répondre aux besoins des malades en attente d’une greffe l’a conduit, avec la loi du 6 août 2004, non seulement à assouplir considérablement le régime des prélèvements sur une personne décédée, mais également à instituer un devoir collectif de reconnaissance envers les donneurs mis à contribution pour le bien d’autrui.

Lors des débats parlementaires pendant lesquels la loi a été discutée, il avait été proposé dans un premier temps d’adopter une disposition déclarant la « reconnaissance de la Nation » à l’égard des personnes faisant don, à des fins médicales ou scientifiques, d’éléments ou de produits de leur corps.

Le caractère controversé d’une telle déclaration a conduit le parlement à supprimer cette disposition. Il en est quand même resté quelque chose dans la mesure où le législateur a finalement précisé que dans les établissements de santé autorisés à prélever des organes en vue de dons à des fins thérapeutiques, « il est créé un lieu de mémoire destiné à l’expression de la reconnaissance aux donneurs d’éléments de leur corps en vue de greffe ».

1-2 – Le consentement

1-2-1 – Le principe de dispense de consentement explicite

La loi Caillavet du 22 décembre 1976 avait autorisé le prélèvement d’organes sur le cadavre d’une personne lorsque, de son vivant, elle n’avait pas fait connaître son refus d’un tel prélèvement. Les lois de bioéthique du 29 juillet 1994 et du 6 août 2004 ont procédé de la même façon. La règle posée est une présomption de consentement au prélèvement après le décès.

La loi du 29 juillet 1994 n’a pas remis en cause la présomption de consentement au prélèvement d’organes après décès. Toutefois, le législateur de 1994 a limité l’application de la présomption de consentement en prenant plus largement en considération qu’auparavant la condition du « donneur » et la finalité du prélèvement, ce qui a abouti à un régime différencié du consentement en fonction des situations.

La loi nouvelle de 2004, loin de remettre en cause la règle antérieure du consentement présumé, ou si l’on préfère la dispense d’obtention du consentement explicite du « donneur », la maintient et la généralise, sauf exceptions, à tous les prélèvements après décès quelles que soient leurs finalités : thérapeutiques ou scientifiques.

Le souci du législateur a été de simplifier le système pour les praticiens tout en étendant, dans leur intérêt, le champ des « donneurs » potentiels.

La législation prévoit toutefois deux hypothèses dans lesquelles la présomption de consentement peut être renversée :

  • lorsque le défunt, de son vivant, a fait connaître son refus d’un prélèvement sur son corps après la mort,

  • ou en cas de témoignage de ce refus par les proches.

1-2-2 – Le refus du prélèvement

La règle légale dispensant les praticiens d’obtenir le consentement explicite du « donneur » ne présente pas un caractère absolu. Elle ne s’applique que si « la personne n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus » du prélèvement. L’important est alors de déterminer les moyens par lesquels le refus de l’intéressé peut être exprimé et porté à la connaissance des tiers

A la différence du droit antérieur, la loi du 6 août 2004 précise que le refus du prélèvement peut être exprimé par tout moyen.

1-2-2-1 – L’inscription du refus sur un registre national automatisé

Parmi les moyens envisageables d’expression du refus du prélèvement, la loi vise expressément l’inscription sur un registre automatisé. La manifestation du refus est « révocable à tout moment ».

Parmi les moyens envisageables d’expression du refus du prélèvement, la loi vise expressément l’inscription sur un registre automatisé. La manifestation du refus est « révocable à tout moment ».

C’est un décret du 30 mai 1997 qui détermine actuellement les conditions de fonctionnement et de gestion du fichier national automatisé institué par la loi.

Depuis la loi de 2004, la possibilité pour une personne d’inscrire son refus sur le registre national automatisé, et au-delà, les modalités du consentement au don d’organes à fins de greffe, font l’objet d’une information délivrée aux jeunes appelés à la journée de service national.

Toute personne majeure ou mineure âgée de 13 ans au moins peut s’inscrire sur le registre afin d’exprimer son refus d’un prélèvement sur son corps après son décès, soit à des fins thérapeutiques, soit pour rechercher les causes du décès, soit à d’autres fins scientifiques, soit dans plusieurs de ces cas.

Le règlement d’application prévoit que la demande d’inscription sur le registre doit être adressée par voie postale à l’Agence de la Biomédecine. Cette demande doit être datée, signée et accompagnée de la photocopie de tout document susceptible de justifier de l’identité de son auteur (par ex., carte nationale d’identité en cours de validité, passeport, même périmé, permis de conduire, titre de séjour).

Une attestation d’inscription sur le registre doit alors être adressée à l’auteur de la demande, à moins qu’il n’ait indiqué expressément qu’il ne souhaitait pas recevoir d’attestation.

Aucun prélèvement, quelle que soit la finalité de celui-ci, ne peut être opéré sur une personne âgée de plus de 13 ans, sans interrogation obligatoire et préalable du registre des refus.

Le Registre National des Refus compte aujourd’hui environ 50.000 personnes inscrites, et ce chiffre ne varie plus depuis quelques années.

1-2-2-2 – Le recueil auprès des proches du défunt de l’opposition exprimée par celui-ci de son vivant

Le registre national automatisé des refus de prélèvements n’est évidemment pas le seul moyen qui s’offre aux médecins pour connaître la volonté du défunt. Le code de la santé publique énonce : «Si le médecin n’a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit s’efforcer de recueillir auprès des proches l’opposition au don d’organes éventuellement exprimée de son vivant par le défunt, par tout moyen…».

Par rapport à la rédaction antérieure (loi du 29 juillet 1994) qui visait le « témoignage de la famille sur la volonté du défunt », on retiendra la suppression de la référence à la « famille du défunt » pour lui substituer les termes de « proches », ce qui est préférable dans la mesure où le défunt peut ne pas avoir de famille (parents ou conjoint) mais néanmoins des amis ou un concubin ou bien encore un partenaire de PACS. La notion de famille était trop étroite.

La nouvelle formule prévue par la loi a été voulue pour limiter les contournements par les proches de la règle du consentement présumé. Sera-t-elle efficace ?

Par ailleurs, même si la loi de 2004, comme celle de 1994, n’impose pas au médecin qui ne connaît pas la volonté du défunt de recueillir celle-ci auprès des proches, elle l’oblige néanmoins à une démarche en ce sens («il doit s’efforcer »), ce qui prohibe clairement l’abstention.

L’arrêté du 27 février 1998 portant homologation des règles de bonnes pratiques relatives au prélèvement d’organes à finalité thérapeutique sur une personne décédée confirme d’ailleurs la nécessité d’une telle démarche et prévoit même des dispositions particulières lorsque la famille ne peut être jointe.

La loi ne confère donc aucune valeur légale à la carte de donneur volontaire telle que celle distribuée par FRANCE ADOT. Il appartient à tous ceux qui se sont prononcés favorablement pour le don d’organes, qu’il soient ou non en possession d’une carte, de faire connaître cet avis à leurs proches, afin qu’ils soient en mesure de témoigner de l’absence d’opposition au don d’organes exprimée du vivant.

La loi prévoit que les proches du défunt doivent être informés de la « finalité des prélèvements envisagés » comme de leur « droit à connaître les prélèvements effectués ». Ceci traduit le souci du législateur de garantir aux proches du défunt une meilleure information quant aux prélèvements envisagés et effectués (nature et étendue).

Il existe un lien évident entre le consentement et l’information due pour l’éclairer. De la même façon que l’intéressé, de son vivant, doit être informé pour exprimer une volonté éclairée, ceux qui sont admis à témoigner de cette volonté après sa mort doivent eux-mêmes être informés des prélèvements envisagés sur la personne décédée. C’est au demeurant la moindre des choses si l’on prétend donner du sens au respect que chacun, y compris le médecin, doit à l’égard de ceux qui ne sont plus.

1-3 – Le consentement écrit au prélèvement sur une personne décédée qui était incapable

La loi du 6 août 2004 a maintenu le principe d’un consentement écrit au prélèvement sur une personne mineure ou majeure sous tutelle.

Chacun des titulaires de l’autorité parentale doit donner son accord en cas de prélèvement sur une personne décédée qui était mineure.

2 – Le prélèvement d’organes sur une personne vivante

L’ablation d’un organe en vue d’un don à autrui expose à l’évidence le donneur à des risques non négligeables pour sa santé. La gravité de l’acte commande que sa licéité soit subordonnée à une finalité limitée et à une volonté exprimée après une complète information. Sur la finalité du prélèvement et sur le consentement du donneur, la législation de 1994 paraissait, dans l’ensemble, assez restrictive pour être suffisamment protectrice. Mais en la matière, comme dans d’autres, cette législation a finalement été assouplie par la loi du 6 août 2004, afin de répondre aux besoins croissants des praticiens, notamment en organes.

2-1 – Les finalités du prélèvement

La loi Caillavet du 22 décembre 1976 avait autorisé le prélèvement d’organe sur un donneur majeur « en vue d’une greffe ayant un but thérapeutique sur un être humain », ce qui excluait tout prélèvement à des fins scientifiques. Mais la qualité du receveur n’était pas déterminée.

Les lois du 29 juillet 1994 ont restreint les possibilités de prélèvement d’organes sur une personne vivante, tout en maintenant comme finalité le don dans l’« intérêt thérapeutique » d’un receveur et en distinguant entre les prélèvements envisagés sur une personne majeure et capable et ceux envisagés sur une personne incapable (majeure ou mineure).

La dernière loi du 6 août 2004 ne modifie pas fondamentalement ce schéma. Elle élargit néanmoins le champ des donneurs.

2-1-1 – Le prélèvement sur une personne majeure et capable en vue d’un don

Depuis les lois du 29 juillet 1994, l’intérêt thérapeutique direct du receveur est la seule finalité qui puisse valablement être assignée au prélèvement d’organes sur une personne vivante, en vue d’un don à autrui. L’organe prélevé doit donc être utilisé pour une greffe ou transplantation sur autrui. Un prélèvement à d’autres fins, notamment scientifiques, est illicite.

Naturellement, la règle traditionnelle de proportionnalité s’applique. Même si l’intérêt thérapeutique du receveur peut justifier un prélèvement d’organes, ce même intérêt ne peut autoriser n’importe quelle atteinte à l’intégrité du donneur. Une pesée des risques pour ce dernier et des avantages de la greffe pour le malade s’impose au médecin, sous sa responsabilité.

Il faut en conséquence que le receveur soit parfaitement identifié dès le prélèvement, et que son état de santé actuel justifie bien le prélèvement envisagé.

Le lien familial nécessaire :

Avant la loi du 6 août 2004, le receveur devait avoir la qualité de père ou de mère, de fils ou de fille, de frère ou de sœur du donneur, ou de conjoint en cas d’urgence.

Depuis la loi de 2004, le champ des donneurs est étendu, sans condition d’urgence, « au conjoint du receveur, à ses frères ou sœurs, à ses fils ou filles, ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses cousins germains et cousines germaines ainsi qu’au conjoint du père et de la mère du receveur ou bien encore à toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur ».

Le don d’organes entre vifs est à présent moins qu’auparavant dépendant de la compatibilité tissulaire : il est devenu surtout un « don affectif ».

Toutes ces personnes ne peuvent toutefois accepter un prélèvement d’organes qu’avec l’autorisation d’un comité d’experts.

Le régime applicable au prélèvement d’organes sur une personne vivante, majeure et capable est incompatible avec le principe d’anonymat du don. Le don d’organes entre vifs est obligatoirement un don ciblé.

La loi française nécessitant un lien familial est un peu plus restrictive que la Convention européenne sur les droits de l’homme et de la biomédecine, laquelle ne fait pas état de la parenté nécessaire du receveur.

2-1-2 – Le prélèvement sur une personne incapable

La règle énoncée par la loi du 29 juillet 1994, et maintenue par celle du 6 août 2004, est très claire : le prélèvement d’organes sur une personne vivante mineure ou sur une personne vivante majeure bénéficiant d’une protection légale est strictement interdit.

Cet article rejoint le principe posé par la Convention européenne sur les droits de l’homme et de la biomédecine qui interdit, elle aussi, le prélèvement d’organes sur une personne n’ayant pas la capacité d’exprimer un consentement libre et éclairé.

2-2 – L’expression du consentement

La loi Caillavet du 22 décembre 1976 avait subordonné le prélèvement d’organes sur une personne vivante à l’exigence d’un consentement formellement exprimé. Dans les grandes lignes, les lois de bioéthique reprennent ce dispositif ancien, tout en lui apportant sur certains points des modifications.

Dans le dispositif résultant de la loi Caillavet de 1976, le prélèvement d’organes sur « une personne vivante majeure et jouissant de son intégrité mentale » était subordonné au consentement libre, éclairé et exprès de celle-ci. En particulier, ce consentement devait être exprimé par écrit, soit devant le président du tribunal de grande instance (ou un magistrat désigné par lui) lorsque l’organe à prélever n’était pas régénérable, soit tout simplement avec le contreseing d’un témoin en cas de prélèvement d’un organe régénérable.

Dans le dispositif résultant des lois de bioéthique, la distinction entre organes régénérables et non régénérables disparaît, du moins en ce qui concerne le consentement. Le formalisme de ce dernier s’en trouve ainsi renforcé puisqu’il couvre tous les prélèvements d’organes.

Le consentement est « révocable sans forme à tout moment ». Jusqu’au prélèvement effectif, le consentement exprimé n’oblige en rien le donneur. Toute autre solution serait d’ailleurs contraire à la liberté du consentement.

Au titre des dispositions propres aux prélèvements d’organes sur une personne vivante, le code de la santé publique impose une information préalable du donneur sur les risques qu’il encourt et sur les conséquences éventuelles du prélèvement. Cette information porte sur toutes les conséquences prévisibles d’ordre physique et psychologique du prélèvement ainsi que sur les répercussions éventuelles de ce prélèvement sur la vie personnelle, familiale et professionnelle du donneur. La règlementation ajoute que cette information « porte en outre sur les résultats qui peuvent être attendus de la greffe pour le receveur ».

Le consentement doit être exprimé devant le président du tribunal de grande instance, ou le magistrat désigné par lui.

Dans ce domaine, la loi du 6 août 2004 est plus précise qu’auparavant quant à la mission du magistrat. Celui-ci doit s’assurer au préalable que le consentement du donneur est « libre et éclairé » et surtout que le don est conforme aux dispositions déterminant la finalité du prélèvement et le cercle admis des donneurs.

Le recueil du consentement du donneur donne lieu à la rédaction d’un acte signé par celui-ci et le magistrat. La minute de l’acte (l’original) est conservée au greffe du tribunal et l’expédition (la copie) transmise au directeur de l’établissement de santé dans lequel le prélèvement est envisagé. Ce dernier communique alors cette information au médecin responsable du service, du département ou de la structure de soins concerné.

La loi du 6 août 2004 a innové en prévoyant l’intervention d’un comité d’experts en matière de prélèvement d’organes sur une personne vivante, majeure et capable. Le comité d’experts informe le donneur sur les risques et conséquences du prélèvement, sauf urgence vitale ; l’autorisation du comité est de plus obligatoire, sauf si le donneur est le père ou la mère du receveur.

III – L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE DES ACTIVITES RELATIVES AU DON D’ORGANES

1 – Les activités de prélèvements

1-1 – La pratique des prélèvements en vue de don à des fins thérapeutiques dans des établissements de santé autorisés

Le code de la santé publique, dans prévoit que : « Les prélèvements d’organes en vue de don à des fins thérapeutiques ne peuvent être pratiqués que dans des établissements de santé autorisés par l’autorité administrative, après avis de l’Agence de la biomédecine ».

La volonté du législateur a été, en tenant compte de la réglementation jusqu’alors en vigueur, de favoriser les prélèvements d’organes. Pour favoriser les prélèvements d’organes, les activités de prélèvement ne sont pas soumises à planification sanitaire (à la différence des activités de transplantation). En outre, en ne distinguant nullement entre les établissements de santé susceptibles d’être autorisés, la loi permet à l’autorité administrative d’autoriser la pratique des prélèvements d’organes dans tout établissement de santé, public ou privé, même à but lucratif.

Pour autant, le fait qu’un établissement de santé ne soit pas autorisé à pratiquer des prélèvements d’organes ne veut pas dire qu’il soit totalement étranger aux activités de prélèvement, du moins depuis la loi du 6 août 2004. En effet, et toujours dans l’idée de favoriser les prélèvements d’organes, « tous les établissements de santé, qu’ils soient autorisés ou non, participent à l’activité de prélèvement d’organes (ou de tissus) en s’intégrant dans des réseaux de prélèvement ».

En matière de prélèvements d’organes à des fins thérapeutiques sur des personnes vivantes, l’autorisation ne peut être accordée qu’aux seuls établissements de santé ayant, sur le même site que celui sur lequel seront effectués les prélèvements, une activité de transplantation des organes pour le prélèvement desquels l’autorisation est demandée.

Cette restriction a été voulue par les pouvoirs publics pour assurer la sécurité des donneurs, ceux-ci pouvant alors bénéficier des équipements et locaux des sites de transplantation. La restriction vise en outre à limiter les transports de greffons prélevés sur une personne vivante, afin d’accroître les chances de réussite de la greffe et de préserver au mieux la qualité de l’organe prélevé.

Les conditions requises des établissements de santé pour être autorisés à prélever des organes (personnel, équipement, service de réanimation, locaux, organisation, coordination, dispositifs d’explantation des organes et de restauration des corps, etc.) sont prévues par le code de la santé publique.

L’autorisation est limitée dans le temps afin de permettre une évaluation périodique des activités de prélèvement.

1-2 – Les praticiens chargés des prélèvements

Dans la pratique, les équipes médicales de prélèvement sont en général celles qui ont à transplanter l’organe, ou les organes, à prélever. Ce sont elles qui se déplacent pour effectuer le prélèvement qui les intéresse. Mais il se peut aussi que des chirurgiens locaux se voient confier, par des équipes de transplantation, le soin de prélever pour elles les organes dont elles ont besoin ; c’est notamment le cas pour les reins.

Par ailleurs, les médecins qui établissent le constat de la mort, d’une part, et ceux qui effectuent le prélèvement (ou la greffe), d’autre part, doivent faire partie d’unités fonctionnelles ou de services distincts. Cette règle est destinée à garantir l’indépendance du diagnostic de mort et la protection du « donneur » potentiel.

Le code de la santé publique impose par ailleurs aux médecins ayant procédé à un prélèvement sur une personne décédée « de s’assurer de la meilleure restauration possible de son corps ».

Cette obligation revêt un caractère éminemment éthique, voire religieux. Les praticiens, qui pour la plupart respectent déjà cet impératif, doivent prendre la mesure de l’importance attachée par ceux qui sont déjà confrontés à la perte d’un être cher à l’observation scrupuleuse de cette prescription. C’est non seulement une marque de respect à l’égard des morts, mais aussi à l’égard des familles.

2 – Les activités de greffe

2-1 – La planification et l’autorisation des activités de greffe

Les moyens que nécessite la pratique des greffes d’organes et le coût que celles-ci représentent justifient que les autorisations d’activités de transplantation soient soumises aux règles de la planification sanitaire.

Puis un décret du 31 décembre 1991 relatif à l’organisation et à l’équipement sanitaires a inscrit expressément les transplantations d’organes parmi les activités de soins d’un coût élevé ou nécessitant des dispositions particulières dans l’intérêt de la santé publique, soumises à autorisation dans le cadre de la nouvelle planification.

La loi du 29 juillet 1994 a consacré le principe d’une planification sanitaire des transplantations d’organes et la loi du 6 août 2004 a apporté quelques retouches ponctuelles au système.

En conséquence, le code de la santé publique prévoit que les greffes d’organes sont effectuées dans les établissements de santé autorisés.

2-2 – Les praticiens chargés des greffes

Les principes applicables aux praticiens chargés des greffes sont les mêmes que ceux décrits pour les médecins chargés des prélèvements.

La loi prévoit par ailleurs qu’aucune rémunération à l’acte ne peut être perçue par les praticiens effectuant des greffes d’organes au titre de ces activités.

3 – Les patients en attente d’une greffe

La pratique des greffes d’organes nécessite l’inscription des patients sur une liste nationale établie par type de transplantation. Ce système existe depuis longtemps. Le principe de la liste nationale d’attente a été reconnu par un décret du 24 septembre 1990 relatif aux activités de transplantation d’organes qui avait réservé aux établissements hospitaliers autorisés l’initiative de l’inscription des patients sur cette liste.

La loi du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale a consacré le principe de l’inscription des patients en attente d’une greffe sur une liste d’attente et a confié à l’Établissement français des greffes (devenu en 2004 l’Agence de la biomédecine) l’enregistrement de l’inscription sur cette liste et sa gestion.

Un arrêté du 24 novembre 1994 est ensuite venu préciser les règles d’inscription sur la liste des patients en attente d’une transplantation.

Afin de tenter d’homogénéiser les durées d’attente de greffe, et de respecter des principes d’équité, des règles de répartition des greffons ont été élaborées selon un système de score, tenant compte notamment de critères tels qu’une menace vitale à court terme, l’âge, l’ancienneté d’inscription sur la liste d’attente, l’appariement en âge donneur/receveur, la compatibilité HLA, la difficulté d’accès à la greffe…

Ces règles permettent notamment aux receveurs pédiatriques (jusqu’à 17 ans), ainsi qu’aux patients hyper immunisés de bénéficier d’une priorité d’accès à la greffe.

Témoignage :

En 1999 à l’Hôpital centrale de Nancy, alors que j’étais venu me faire retiré des tissus nécrosé par le mercure, métal que je m’étais injecté 17 mois plus tôt pour me suicidé car j’étais alors dépressif. Plusieurs fois interné en psychiatrie ce jour là j’étais placé en HDT à la suite d’une surdose volontaire de barbituriques. Le psychiatre m’a alors obligé à me faire retiré les cellules nécrose en haut de mon bras gauche si je voulais un jours quitté l’hôpital psychiatrique. Les tissus étais d’une nature particulières car étant génétiquement hémochromatose, le mercure s’était mêlé à mon ADN rendant mes tissus nerveux hyper-conducteur électrique. Cette configuration cellulaire n’avait jamais été étudié car pratiquement impossible à trouvé. Mes cellules furent donc exploité et le sont encore sans mon autorisation, je n’ai jamais signé quoi que ce soit et comme j’étais alors sous protection légale du CPN de LAXOU, personne n’avait le droit de disposé de mes tissus organique.

NOTE :

Les tissus nerveux crée par un ADN génétiquement hémochromatose produisent plus de fer que n’importe qui. Allié au mercure il mute pour donné une hémochromatose de type Hg, les neurones qui en résultent sont capable d’accepté des charges électrique qui grillerait touts les autres. Leur durée de vie en est plus importante et leur capacité et leur puissance inégalé. Si en plus le « donneur » possède des aptitudes naturelles en logique et en analytique, cela fait de ces tissus des éléments très rare, c’est le cas de notre témoin qui a fait de brillantes études en informatique et fut grâce à ces aptitudes analytiques, recruté par de grands cabinets de voyance Canadiens, cette aptitude pouvant confondre n’importe lesquels de ces voyants de pacotilles.




Un cerveau de rat dans un robot….

11082017

Le cerveau d’un rat greffé dans un robot 

cover-r4x3w1000-57df67ef7a9dc-robot(Paris) Un robot fonctionnant avec un véritable petit cerveau vivant composé de neurones de rat, capable «d’apprendre» des comportements comme éviter un mur, a été mis au point à l’Université de Reading (Angleterre) par des émules de Frankenstein.

«Nous lui avons déjà donné un certain apprentissage par répétition, puisqu’il reproduit certaines actions», a déclaré à l’AFP le responsable de l’équipe multidisciplinaire, Kevin Warwick. «Mais nous voulons maintenant lui apprendre» des comportements, a-t-il dit.

Le cerveau biologique du robot, baptisé Gordon, a été créé à partir de neurones prélevés sur un rat. Ils ont été placés dans une solution, séparés puis mis sur un lit d’une soixantaine d’électrodes.

«Dans les 24 heures, a souligné le chercheur, des connexions ont poussé entre eux», formant un réseau comme dans un cerveau normal. Et «en une semaine il s’est produit des impulsions électriques spontanées et ce qui paraissait être une activité de cerveau ordinaire».

«Nous avons utilisé cette réaction pour relier le cerveau au robot avec des électrodes. Désormais, le cerveau contrôle le robot, et celui-ci apprend, par répétition», explique le scientifique.

Ces recherches, qui pourraient faciliter à terme l’étude de traitements pour lutter contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…), permettent de suivre les réactions des neurones.

Lorsque le robot, qui ressemble à Wall.E, le héros du dernier film des studios Pixar, heurte un mur, le cerveau reçoit une stimulation et il apprend par habitude à contourner l’obstacle. «Maintenant, nous étudions comment lui apprendre : en augmentant le voltage sur différents électrodes», en utilisant des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions entre neurones, détaille Kevin Warwick.

Mais déjà, «s’il est à un certain endroit et que nous voulons le faire aller à droite, nous pouvons envoyer une stimulation électrique» pour lui en donner l’ordre, ajoute-t-il.

«Nous voulons comprendre comment les souvenirs sont archivés dans un cerveau biologique, par rapport à un cerveau d’ordinateur», a-t-il poursuivi.

«À l’heure actuelle, nous estimons qu’il y a de 50 000 à 100 000 neurones en activité» dans le cerveau de Gordon, a noté le chercheur. Un rat en possède au plus un million, et un Homme quelque 100 milliards.

Et comme dans le cas de l’Homme, si le cerveau de Gordon n’est pas stimulé régulièrement, «il se laisse aller». Alors qu’avec «des stimulations, les connexions se renforcent, il semble devenir plus alerte», fait remarquer Kevin Warwick.

«Nos travaux ont ainsi un rapport avec Alzheimer en ce qui concerne le stockage de la mémoire et comment on peut le renforcer», par exemple en augmentant les stimuli élctriques, note-t-il.

En effet, le cerveau de Gordon «est une version simplifiée de ce qui se passe dans le cerveau humain. Mais là, on peut regarder, et contrôler, les éléments essentiels comme nous le voulons», contrairement à ce qui peut se faire in vivo chez l’Homme.

L’équipe de l’Université de Reading dispose de plusieurs cerveaux en activité. «Et c’est drôle, fait remarquer le chercheur, il y a des différences entre eux : il y en a un un peu violent, un peu actif. Un autre ne fera pas ce qu’on lui demande, il s’écrasera contre les murs. Chacun a sa personnalité !»

Quatre ou cinq autres groupes de scientifiques travaillent sur de tels cerveaux biologiques dans le monde, mais «en termes d’apprentissage par expérience et habitude, je ne l’ai jamais vu auparavant», a noté Kevin Warwick.

Quant à utiliser des neurones humains pour Gordon: «il y a clairement des obstacles éthiques. C’est plus une question éthique que technique», répond-il.

Les abeilles intéresses les scientifiquesabeille

Chercheuse au Centre de recherches sur la cognition animale à Toulouse, Aurore Avarguès-Weber étudie l’intelligence des abeilles. Ses recherches pourraient permettre d’améliorer l’intelligence artificielle. Sélectionnées par le programme l’Oréal-Unesco « pour les femmes et la science », elle est la seule française parmi les 15 lauréates.

 

Peut-on parler d’intelligence pour les insectes ? Selon Aurore Avarguès-Weber, cela ne fait aucun doute. Chercheuse en neurosciences cognitives, cette jeune femme de 31 ans est une spécialiste du comportement des insectes sociaux. Originaire de Bourgogne, c’est au Centre de recherches sur la cognition animale de Toulouse qu’elle mène ses recherches depuis 2007, après son diplôme en neurosciences à l’école normale supérieure de Cachan.

« Au départ, je voulais savoir ce que pensaient les animaux comme les grands singes ou les dauphins. Mais, après avoir rencontré Martin Giurfa, le directeur du CRCA, je me suis rendue compte des capacités des insectes sociaux comme les abeilles », se rappelle-t-elle.

Sous sa direction, Aurore Avarguès-Weber étudie la capacité des abeilles à comprendre les relations entre les objets.

« Les recherches de Martin Giurfa ont montré que les abeilles avaient des capacités d’abstraction et qu’elles pouvaient apprendre des concepts et des relations entre les objets, explique-t-elle. Ce n’était absolument pas attendu chez les insectes, précise la chercheuse, car c’est une question toujours débattue chez les animaux. »

Sur les pas de son mentor, la chercheuse a démontré que les abeilles étaient capables de traitements cognitifs similaires aux mammifères, en dépit d’un cerveau de la taille d’une tête d’épingle. « Le cerveau de l’abeille compte un million de neurones contre 100 milliards pour l’être humain, s’émerveille la scientifique. C’est d’autant plus impressionnant que par comparaison, l’humain a besoin de sept années d’apprentissage pour maitriser cette capacité ».

Comment et pourquoi

Les faits étant établis, restent deux questions fondamentales : Comment et pourquoi. « Chez l’homme, on commence seulement à comprendre comment le cerveau fonctionne. Je vais étudier ce processus chez l’abeille. Son cerveau étant beaucoup plus simple cela devrait être plus facile. Mais, je me demande également pourquoi elle dispose de cette capacité. À quoi ça lui sert ? Les fourmis, par exemple, ne semblent pas avoir cette capacité. Pourquoi l’abeille l’a t-elle développée ? »

Pour orienter ses recherches, la scientifique se base sur quelques hypothèses.

« L’abeille peut voler et s’orienter dans un rayon de 10 km de la ruche. Elle utilise notamment des repères visuels et peut-être une sorte de carte cognitive pour se déplacer. Pour cela, elle doit pouvoir coder des notions abstraites telles que « au-dessus », « plus grand », etc. On pensait jusqu’alors qu’elle prend des photos de son environnement pour s’en rappeler ensuite mais un système de carte serait beaucoup plus efficace et prendrait beaucoup moins de place dans sa mémoire. »

Quand les abeilles n’hibernent pas (comme c’est le cas actuellement), Aurore Avarguès-Weber multiplie les expériences tous les 15 jours avec ses petites bêtes noires et jaunes. « Cela ne demande pas beaucoup d’investissements, comparé à mes collègues qui étudient les primates et qui réalisent une expérience en conditions réelles après de longues années de préparation et d’approche de leur sujet d’étude. »

Selon une méthode qu’elle a elle-même mis au point, Aurore Avarguès-Weber présente à une abeille un choix entre différentes images, et place une goutte d’eau sucrée sur l’une d’entre elles. Ensuite, les images changent mais celles proposant du sucre conserve toujours un critère commun entre elles, par exemple le même nombre d’objets. « D’instinct, elle va chercher des liens entre les images pour comprendre la règle à suivre et obtenir la récompense à coup sûr, assure la chercheuse. Le processus d’apprentissage prend deux heures. C’est beaucoup plus rapide que chez les primates. »

Abeilles et intelligence artificielle

Dans le monde, seules trois personnes travaillent à plein temps sur l’intelligence des abeilles. Bien qu’elles pourraient passer pour anecdotiques, ces recherches dépassent le simple cadre de l’éthologie.

« Comprendre les mécanismes neurobiologiques précis de l’intelligence des abeilles  permettra de comprendre par comparaison comme cela s’est développé de façon plus complexe chez l’homme », argue la chercheuse.

Autre intérêt, et pas des moindres, ces recherches pourraient servir aux disciplines liées à l’intelligence artificielle. « Actuellement, les algorithmes sont des usines à gaz très complexes. En se basant sur le fonctionnement des abeilles, on pourrait en élaborer des plus simples et plus efficaces », imagine Aurore Avarguès-Weber. Encore à l’état d’échanges et de discussions, ces rapprochements entre la chercheuse toulousaine et la communauté robotique, pourraient à l’avenir déboucher sur des projets plus concrets.

 Mais nous sommes loin d’en être là ! – La machine a t-elle vraiment besoin de ressemblé aux humains ?

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Qu’est-ce-qu’un réseau de neurones artificiels ?

11082017

Qu’est-ce-qu’un réseau de neurones artificiels ?

Il  y a certains problèmes qui ne peuvent être formulés sous forme d’un algorithme, des problèmes qui dépendent de nombreux facteurs subtils. Sans algorithme, un ordinateur se retrouve alors bloqué et ne peut pas résoudre ce genre de problématiques. Comment sommes-nous alors capable de répondre à ces problèmes et non les ordinateurs ? Nous apprenons, une capacité que ne possèdent évidemment pas les ordinateurs. Les êtres humains ont un cerveau, les ordinateurs ont quant à eux des unités de traitement et de la mémoire. L’ordinateur peut donc effectuer des calculs complexes dans un temps très court, mais n’est pas adapté à la résolution d’autres types de problématiques.

Si nous comparons l’ordinateur et le cerveau, théoriquement, l’ordinateur est bien plus puissant. L’ordinateur est largement supérieur à l’être humain pour calculer, mémoriser et classer des informations. Cependant, pour des opérations cérébrales comme raisonner, analyser son environnement et communiquer, l’être humain le surpasse complètement.

Les expériences montrent que l’être humain peut reconnaître l’image d’un objet familier ou une personne en moins de 0.1 seconde. Ce qui correspond au temps d’une communication entre les neurones du cerveau. Un ordinateur suivant l’architecture de Von Neuman, ne peut pratiquement rien effectuer dans un laps de temps aussi court sur cette tâche spécifique.

C’est alors que rentrent dans la partie les réseaux de neurones artificiels. Basés sur l’architecture d’un cerveau ce paradigme informatique permet de concurrencer l’homme sur les tâches énoncées précédemment.

L’idée de base est de simuler (copier de manière simplifiée mais assez fidèle) beaucoup de cellules du cerveau densément interconnectés, de sorte de pouvoir apprendre, reconnaître des modèles et prendre des décisions de manière semblable à l’homme. Le plus étonnant est qu’on ne programme pas le réseau neuronal, il apprend par lui-même, tout comme un cerveau !

Le concept

Un réseau de neurones possède deux états, un état d’apprentissage et un état de fonctionnement optimal. Afin de former le réseau, il doit y avoir une période d’enseignement et de répétition, tout comme un enfant qui forme son cerveau grâce à l’enseignement de ces parents tout au long de son enfance.

Les réseaux de neurones apprennent par un processus de rétro propagation. Cela implique la comparaison de la sortie du réseau de neurones avec la sortie pour laquelle il a été conçu. Cette différence sert à modifier les poids des connexions entre les neurones du réseau et à le rendre plus précis.

Une fois le réseau suffisamment calibré, il atteint un niveau où il n’est plus nécessaire de le superviser.

Par exemple, supposons que nous avons enseigné à un réseau de neurones à distinguer une table d’une chaise. Pour cela nous lui avons montré 25 chaises et 25 tables différentes en lui expliquant bien à quoi correspondait chaque image.

Il atteint alors un état autonome et est capable de distinguer par lui-même si les nouvelles entrées correspondent plutôt à une table où à une chaise.

Plus fort encore, si on lui montre une variante, une chaise longue pour notre exemple. Il va être capable de catégoriser ce meuble en chaise et non en table. Simplement sur la seule base de son expérience et sans aucune aide, tout comme un être humain…

Voilà : nous avons appris à un ordinateur à apprendre…

RÉSEAUX DE NEURONES ARTIFICIELS

Réseau neuronal

Neuronique

Neuromimétique

Connexionisme

Neural network

Deep learning ou apprentissage profond (ou automatique)

 

Système qui imite les neurones vivants. À force d’apprentissage, le système s’imprègne des conclusions à donner face à une situation nouvelle.

Après avoir connu une période de doute (années 1990), les réseaux de neurones sont de nouveaux très utilisés. Voir un point rapide sur leur fonctionnement et l’état de l’art en 2016

 

Approche

 
Les réseaux de neurones

    Ces réseaux ont été développés pour résoudre des problèmes:

      de contrôle,

      de reconnaissance de formes ou de mots,

      de décision, et

      de mémorisation.

    Ils sont en relation plus ou moins étroite:

      avec la modélisation de processus cognitifs réels, et

      des réseaux de neurones biologiques.

 

Applications

    Ils sont couramment employés dans de nombreuses machines, comme celles qui effectuent la reconnaissance de votre écriture sur des bons de commande ou à la Sécurité Sociale.

    Ils sont utilisés en radars et en sonars pour reconnaître des signaux, des formes ou des sons.

 

Définition

    Les réseaux de neurones artificiels sont des réseaux fortement connectés de processeurs élémentaires fonctionnant en parallèle.

    Chaque processeur élémentaire calcule une sortie unique sur la base des informations qu’il reçoit.

    Toute structure hiérarchique de réseaux est évidemment un réseau.

 

Réseaux de neurones

 
 

Domaines

  NEURONIQUE  
  Étude, modélisation

& utilisation des réseaux de neurones.

 
CONNEXIONNISTES NEUROMIMÉTICIENS
Améliorent les capacités de l’informatique en utilisant des modèles aux composants fortement connectés. Manipulent des modèles de réseaux de neurones artificiels dans l’unique but de vérifier leurs théories biologiques du fonctionnement du système nerveux central.
       

Propriétés

Les réseaux neuronaux sont universels, capables de résoudre tous les problèmes comme la machine de Turing.

Les réseaux de neurones se comportent plus d’une façon adaptative que programmée. Ils sont capables de fonctionner même en présence d’une information partielle ou d’une information brouillée.

Ils fonctionnent comme une machine de classification qui extrait les traits caractéristiques des objets présentés lors de l’apprentissage, pour réorganiser sa connaissance en conséquence.

 

 

RÉSEAUX à APPRENTISSAGE

 
 

Seul le résultat compte. On y arrivera après de nombreux essais au cours desquels le système va distinguer les spécificités de telle ou telle solution pour ne plus les confondre.

La seule contrainte est de montrer inlassablement le résultat attendu au système. Lorsque le système donne lui-même le résultat attendu dans une grande majorité des cas, l’apprentissage est terminé.

 

 

Exemple 1 – Aller au bureau, au supermarché …

 

On va au bureau, le système suit le parcours.

Le système enregistre un certain nombre de paramètres, du type: «  attention après la station à essence, je tourne à gauche  »

—-

On recommence:

Raté il va dans la rue d’à côté.

On lui montre qu’il s’est trompé.

Il enregistre quelques repères complémentaires pour mieux reconnaître son chemin.

—-

On recommence: ça marche!

On le perturbe en lui montrant comment aller au supermarché.

—-

Il se plante aussi bien pour y aller que pour aller au bureau.

Les paramètres enregistrés n’étaient pas suffisants pour obtenir le résultat à tout coup.

Il enregistre encore d’autres paramètres pour « durcir » ses solutions

—-

Etc.

 

Exemple 2 – Reconnaître le chant du rossignol

 

Écoute un rossignol et enregistre:

la hauteur du son,

son timbre,

sa mélodie

Écoute un canari et note:

les différences avec les paramètres pour le rossignol.

A ce stade, le système saura sûrement reconnaître le rossignol du canari et même rejeter le corbeau.

Par contre, il se peut que le pinson le trouble.

Il faut poursuivre l’apprentissage.

 

 

L’outil neuronique, ainsi conçu, est un outil de reconnaissance automatique au service de l’homme.

 

Apprentissage

 

On montre les résultats à atteindre et le système trouve seul la manière d’y arriver. Un peu comme on éduque un jeune chiot, ou même un bébé.

 

 

 

RÉSEAUX NEURONAUX

 
 

Avec les réseaux neuronaux

On peut partir d’algorithmes médiocres et les laisser améliorer leurs capacités grâce à l’expérience. Plutôt que d’indiquer pas à pas comment parvenir au résultat recherché, on fournit simplement des données à ces réseaux qui, suivant un processus d’apprentissage, comparent leur résultat à celui recherché pour tenter ensuite de s’en rapprocher au mieux

 

Les réseaux neuronaux sont composés de plusieurs couches de cellules reliées entre elles et formant une vaste toile. Ce réseau est capable d’ajuster la force de ses propres interconnexions, exactement comme cela se passe pour celles du cerveau humain, lors de l’apprentissage

 

Ces réseaux ont la faculté de reconnaître les visages, les voix, les règles du jeu des dames ou des échecs, à stabiliser un hélicoptère

 

On parle d’algorithmes génétiques. Mais il est difficile de comprendre pourquoi et comment ça marche. Le résultat obtenu est une sorte de boite noire qu’il faudrait ouvrir pour en saisir le mécanisme. Et sans cela, comment être sûr que le fonctionnement est parfait, sans comportement imprévu?

 

Difficile d’apprécier si le but est atteint ou presque atteint? (Fonction, de fitness)

L’évolution et la sélection n’est pas forcément suffisante pour arriver au mieux, à la solution la plus astucieuse.

L’objection peut être résumée par la formule: les avions à réactions ne battent pas des ailes

 

Cette puissance de calcul est plus adaptée à l’étude du génome, la gestion du trafic aérien, la recherche du pétrole, la prévision météorologique, autant de domaines dans lesquels il est nécessaire d’explorer en parallèle un grand nombre de possibilités pour trouver un résultat.

 

Réseaux de neurones – Caractérisation

 

Type: Calculateur classique Réseaux neuronaux.

Processeur: Complexe, haute vitesse, unique ou peu nombreux; simple faible vitesse, grand nombre.

Mémoire: séparée du processeur, localisée, accès par adressage; intégrée au processeur, distribuée, adressable par le contenu.

Traitement: centralisé, séquentiel, sur programmes enregistrés; distribué, parallèle, auto apprentissage.

Fiabilité: très vulnérable; robuste.

Expertise: manipulation de nombres et de symboles; problèmes perceptifs.

Autres: apprentissage, adaptabilité, capacité de généralisation, traitement contextualisé des informations, représentation distribuée des informations, parallélisme massif.

 

 FIGUE C

CIRCUIT et LOI de HEBB

 
 

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT du réseau de neurones

 

Le principe est celui d’un automate:

 

SORTIES = f (ENTRÉES et, des SORTIES précédentes)

 

Automate dont les entrées sont pondérées et la fonction de transfert adaptée

 

SORTIES = f(ENTRÉES pondérées et des SORTIES précédentes) 

Les pondérations sont données par le système

au fur et à mesure de l’apprentissage.

 

Principe  des réseaux multicouches

 

 

LOI de HEBB

 

La force des connexions synaptiques à l’entrée du neurone peut s’adapter, pour obtenir l’activité requise au niveau de la synapse de sortie.

 

 

Si deux cellules sont activées en même temps alors la force de la connexion augmente.

 

 FIGUE Bfigue A

HISTORIQUE 

 
1890 W. James       Introduit le concept de mémoire associative.
1942 Norbert Wiener       Boucle de rétroaction cybernétique.
1943 McCulloch et

Pitts

      Modèle formel de neurone biologique.
1949 Hebb       Explique le conditionnement chez l’animal par les propriétés des neurones eux-mêmes. Loi pouvant expliquer le phénomène d’apprentissage.
1957 Rosenblatt       Perceptron, premier neuro-ordinateur, première tentative de reproduire le cerveau de l’homme.
1960 B. Widrow       Développe le modèle Adaline à l’origine de l’algorithme de rétropropagation de gradient très utilisé aujourd’hui avec les Perceptrons multicouches.
1969 Minsky et

Papert

      Démontrent qu’une classe de problème ne peut pas être résolue par le perceptron. Ils donnent les limitations théoriques du perceptron et de la neuronique. Les financements se dirigent les systèmes experts.
1982 John Hopfield       On lui doit le renouveau d’intérêt pour les réseaux de neurones artificiels: perceptron multicouches.
1983 Boltzmann*       La Machine de Boltzmann contourne les limitations du perceptron.
1985         La rétro propagation de gradient apparaît. C’est un algorithme d’apprentissage adapté aux réseaux de neurones multicouches.
1986 Werbos puis Rumelhart,

Hinton et

Williams

      Algorithme d’apprentissage applicable au perceptron de type récursif (back propagation). La classe de problème de Minsky et Papert peut être résolue.
       

 

 

Le point en début 2015

 
 

Observation du retour en force des réseaux de neurones au NIPS de Montréal en décembre  2014.

 

À l’image du cerveau humain, plusieurs couches de neurones artificiels, reliées entre elles par des synapses ayant un poids plus ou moins important, sont entraînées par essai/erreur à réaliser une certaine tâche de prédiction. À la fin de l’apprentissage, les poids synaptiques sont réglés de manière optimale pour réussir la tâche en question. La force de ces méthodes est d’être capable d’apprendre par analogie sans que le modélisateur ait besoin d’émettre de règles a priori sur la relation entre données d’entrée et de sortie. La reconnaissance de l’écriture manuscrite en est un « cas d’école » classique : alors qu’il est très difficile d’émettre de règles précises sur la forme de telle ou telle lettre dans une image traduite en tableau de pixels, les réseaux de neurones sont quasi-infaillibles sur ce problème – Yseulys Costes

 

Défi: concilier la capacité d’apprentissage d’un système biologique avec la puissance de calculdes outils modernes.

La technologie neuronique a connu un succès précoce dès les années 1960.
Face à de grosses difficultés de réalisation, l’engouement a faibli.
Les, en 2014, voici de nouveau sur le devant de la scène sous le nom de Deep Learning.

 

Les idées neuves:

concentration les ressources d’apprentissages sur certains objets d’intérêt,

développement les réseaux de neurones multitâches capables de réutiliser la connaissance apprise et l’appliquer à des tâches similaires, et

mise au point d’une nouvelle méthode de traduction automatique de textes.

 

Le point en début 2016

 
 

Dans les années 1990, les réseaux de neurones furent boudés en raison de l’existence de nombreux blocages sur des points critiques, les minimums locaux.

Des travaux récents ont permis d’identifier et de contourner cette difficulté.

 

Fonctionnement

Les neurones artificiels sont des blocs de code informatiquequi reproduisent de manière simplifiée l’action des neurones biologiques. Chacun est doté de plusieurs entrées et d’une sortie. Les entrées reçoivent des informations provenant des sorties des neurones précédents (effet synapse).

La connexion entre deux neurones est caractérisée par un poids synaptique, un nombre qui qualifie la pertinence de la liaison, une sorte d’effet de mémoire.

Ce sont ces valeurs qui vont s’affiner avec l’apprentissage. Plus cette liaison sera impliquée dans l’indication de la bonne réponse et plus le poids va augmenter.

Après un long apprentissage, les poids se stabilisent et le réseau à atteint sa configuration opérationnelle; prêt à se confronter à des situations nouvelles.

 

Auteurs: Yoshua Bengio (né en 1964), directeur de l’Institut des algorithmes de Montréal et Yann LeCun, directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook et leurs équipes.

 

Analogie

Imaginez que vous appreniez à faire du ski dans une montagne comportant de nombreux vallons. Vous apprenez bien et, le jour arrive où vous êtes lâché tout seul. Tout se passe bien, vous descendez. Puis, vous êtes bloqué. C’est effectivement un point bas, mais ce n’est pas la station d’arrivée. Vous êtes dans un minimum local et non dans le minimum global recherché.

Il vous faudra apprendre à chercher la sortie de cette cuvette …

 

 

Le blocage aux points critiques

Dans certains cas, les poids atteignent une limite qui correspond à un minimum local et non global; comme si l’algorithme s’était engagé dans une impasse. Les performances du réseau sont alors bien médiocres et ce phénomène explique le désamour des années 1990.

Les auteurs expliquent avoir trouvé la parade. Ils se focalisent sur les points d’impasse, les points critiques. Ce sont des points en « selle de cheval » qui finalement possèdent une sorte. Ils ont également constaté que ces points critiques sont de moins en moins nombreux dès que la quantité de neurones grandit considérablement. Ce que permet la technologie actuelle avec des centaines de millions de synapses.

 

     

Le domaine de la neuronique et de l’intelligence artificielle

Le NIPS (Neural Information Processing Systems) est une conférence scientifique en intelligence artificielle et en neurosciences computationnelles qui se tient chaque année à Vancouver, Canada.

Sujets d’études:

Réseaux de neurones et compréhension du fonctionnement du cerveau:

reconnaissance de la parole,

reconnaissance d’objets;

reconnaissance de visages;

interprétation des images du cerveau.

Systèmes d’apprentissage biologiques ou artificiels;

Intelligence artificielle; Déductions automatiques;

Science cognitive; Réponse de la machine au langage naturel;

Vision par ordinateur; Perception par la machine;

Anticipation des intentions humaines au cours du dialogue homme-machine;

Linguistique statistique; Technologie du langage (traduction automatique);

Traitement des « huge data » (déluge de données, encore plus que Big data);

Théorie de l’information; Association automatique de mots aux images pour leur classement et leur recherche;

Machine learning à partir de ces gros volumes de données. Face aux téraoctets, adaptation des algorithmes aux architectures distribuées;

Marketing viral: collecte d’informations sur les consommateurs et incitation à la propagation des messages marketing. Algorithme à haut potentiel de viralisation;

Méthode de mesure des performances des outils d’intelligence artificielle;

Implémentation de ces technologies au sein des robots.

 




Joseph BIEN-KHAN – L’homme qui construit un ordinateur avec des neurones humains……

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 Article publié en Mars 2016 sur motherboard

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Un homme a fusionné des neurones cultivés en laboratoire avec des puces informatiques dans l’espoir d’améliorer l’intelligence artificielle.

Le mois dernier, le département d’Intelligence Artificielle de Google a annoncé que son petit protégé, Deep Mind, avait vaincu le champion d’Europe de jeu de go lors de cinq parties consécutives. Pour un ordinateur, le go, un jeu de stratégie que l’on joue sur une grille de 19×19 cases, est bien plus difficile à maitriser que les échecs—en l’occurrence, il y a 20 premiers coups possibles lors d’une partie d’échecs, contre 361 pour le go, qui demande une analyse combinatoire nécessitant une grande puissance de calcul. Aussi, l’événement a été décrit comme une étape décisive dans l’histoire de l’intelligence artificielle. Google, Facebook et IBM se sont engagés dans une course au développement d’ordinateurs similaires au cerveau humain, en espérant un jour émuler de façon convaincante la réflexion humaine. La capacité à apprendre et à reconnaître des patterns est vue comme la prochaine étape de l’évolution de l’IA. Mais Oshiorenoya Agabi, lui, est convaincu qu’il manque un élément décisif aux processeurs qui miment le cerveau humain : un vrai cerveau.

Ou, du moins, des cellules nerveuses vivantes. Sa startup, Koniky, qui est passée par l’accélérateur de biotechnologie IndieBio, se vante d’être « la première et unique entreprise de la planète à construire des puces à partir de neurones biologiques. » Plutôt que de se contenter d’imiter les fonctions cérébrales à l’aide de puces, Agabi essaie de sortir des sentiers battus et d’emprunter ses matières premières à des cerveaux humains. Ainsi, il a intégré des neurones cultivés en laboratoire à des puces informatiques dans l’espoir de rendre celles-ci plus puissantes que ses ancêtres en silicium.

Koniky a déjà levé près de 6,3 millions de dollars, explique Agabi, et elle continue à amasser des fonds. Elle s’est déjà acquis des clients dans le secteur aéronautique et l’industrie pharmaceutique, comme la société AstraZeneca, explique Agabi. Enfin, Boeing a signé un accord promettant d’utiliser la technologie sur ses futurs drones de détection chimique. Les premiers lots de puces-neurones seront expédiés dans les prochains mois. Agabi ajoute que l’un de ses clients, une société spécialisée dans les drones, espère que les processeurs se révèleront efficaces pour la détection de fuites de méthane dans les raffineries de pétrole. Un autre espère les utiliser pour modéliser l’effet de certains médicaments sur le cerveau humain.

Le futur, pense Agabi, verra apparaître un ordinateur vivant au sens propre du terme.

Une partie du succès de Koniku réside dans sa vision optimiste, presque romantique, d’un futur où les puces à base de neurones seraient au cœur de l’informatique. Lorsque je l’ai interviewé, son excitation quant au futur de la neurotechnologie était palpable.

Agabi, né au Nigéria, m’a confié qu’il avait commencé à s’intéresser au machine learning en apprenant à un bras robotique à classifier des objets pour l’entreprise de robotique suisse Neuronics. Après avoir travaillé pour elle pendant huit ans, il l’a quittée pour suivre un master en physique théorique, au cours duquel il a écrit un mémoire sur les interfaces neurones/robots. Il a passé les quatre années suivantes à construire un bras robotique utilisable par un individu amputé, ce qui l’a conduit à Londres où il a effectué un doctorat en bioingénierie.

« En gros, ces quinze dernières années, j’ai essayé de comprendre comment les neurones communiquent les uns avec les autres, » ajoute-t-il. « J’ai regardé comment ils communiquaient individuellement, puis comment on pouvait lire ou réécrire les informations qu’ils contiennent. »

La capacité à programmer des tâches spécifiques dans les neurones eux-mêmes, au cœur des ambitions d’Agabi, est aussi le but que Koniku veut atteindre. Après s’être investi dans le machine learning pendant des années, et après avoir exploré le fonctionnement du cerveau en profondeur, il pense que son équipe réussira à organiser des neurones vivants en circuits capables de remplir des tâches précises. Ainsi, il espère construire une puce informatique avec des processeurs vivant et apprenant.

Depuis la création du transistor en silicium en 1947, le nombre de transistors que l’on peut entasser sur une puce est passé de quelques milliers à plus de deux milliards. Aujourd’hui, les constructeurs de puces ont réduit la taille des transistors à l’équivalent de trois brins d’ADN. Agabi explique qu’il existe une limite en-dessous de laquelle on ne peut pas aller en termes de réduction (IBM a annoncé la création d’un transistor de 7 nanomètres en juillet ; un seul atome de silicium mesure 0,2 nm). La computation à base de silicium possède ses limites, que l’on entrevoit clairement aujourd’hui.

« Il faut se rappeler, quand on évoque l’accélération de la puissance de calcul, que nous sommes passés de l’ardoise au papier, du papier aux systèmes mécaniques, des systèmes mécaniques au tube électronique, du tube électronique au silicium, » dit-il. « Et à présent, nous allons entrer dans l’ère du neurone. »

Pour me donner un cadre de référence, le Dr. Laeeq Evered, professeur de neuropsychologie à l’Institut Wright, m’explique qu’un « morceau de tissu cérébral de la taille d’un grain de sable contient environ 100 000 neurones, 2 millions d’axones, et 1 milliard de synapses. »

Il y a, bien sûr, un côté donquichottesque au rêve de créer une puce artificielle aussi petite et aussi puissante, mais Agabi pense qu’il a trouvé un moyen de le réaliser. J’ai demandé au Dr. Evered s’il pensait que le fantasme en question était raisonnable.

« Je pense que oui. Mais je pense aussi que le progrès technologique nous a rendus très confus, ces derniers temps. Il rit. « Nous verrons bien. »

Agabi pense que les réticences sur les puces-neurones s’évanouiront quand Koniku aurait fait la démonstration de ses applications pratiques au grand jour.

« Le but est de construire quelque chose dont l’existence et le fonctionnement paraissent évidents. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, parce que personne n’a montré que c’était possible. Mais je pense que nous y parviendrons d’ici deux ans, et qu’à ce moment-là, tout le monde se rendra à l’évidence. »

Afin d’avoir un autre éclairage sur ce sujet, je me suis tourné vers Sherif Eid, l’ingénieur des systèmes à l’origine du programme de deep learning DRIVE PX, qui, selon certains, pourrait révolutionner l’industrie des voitures autonomes. Il m’a expliqué que l’idée de processeurs à base de neurones était séduisante, mais que le concept reposait toujours sur un grand nombre d’inconnues.

« Nous en savons encore si peu sur le cerveau, » dit-il. « Certes, la puce à base de neurones pourrait s’avérer prometteuse, mais il faudra avant toute chose dénicher des investisseurs possédant une foi aveugle dans cette technologie. Ils risquent de jeter beaucoup d’argent par la fenêtre. »

Eid pense qu’il faudra plusieurs dizaines d’années au moins avant que ce genre de processeur existe, si on admet que la technologie est viable. Pour Agabi, à l’inverse, son développement est inévitable, à court terme. Il est persuadé que ses puces seront intégrées à la nouvelle génération de robots, partout dans le monde, dans les cinq années à venir.

La première fois que j’ai entendu parler de Koniku, j’ai été un peu effrayé. Je suivais la course effrénée vers le développement d’une « vraie » intelligence artificielle et j’avais presque été convaincu par les arguments de Nick Bostrom. Pour moi, Koniky présentait une menace de type Skynet ; Agabi, après tout, envisageait de donner un cerveau humain aux machines.

J’ai évoqué mes craintes sur l’émergence d’une IA malveillante à Agabi, et lui ai demandé si les films Terminator avaient influencé la conduite de ses recherches. « Oui, oui, oui, » a-t-il répondu, laissant échapper un rire las. Il a ajouté que l’idée que son entreprise allait insérer des organes humains dans des machines était biaisée par l’anthropomorphisation. On trouve des neurones dans les cerveaux animaux en général, pas seulement chez l’humain. Par ailleurs, les neurones utilisés par Agabi sont cultivés en laboratoire. « Le carbone est un matériau comme un autre, » ajoute-t-il. « Et dans ce cas précis le neurone est un matériau comme un autre, lui aussi. »

« Le drame de l’IA » selon Agabi est en soi beaucoup moins intéressant que la question de son efficacité. Il précise que Tianhe-2, le superordinateur le plus puissant en date, requiert 24 megawatts de puissance tandis que le cerveau humain n’a besoin que de 10 watts. En d’autres termes, dit-il, l’ordinateur le plus puissant sur Terre consomme 2.4 millions de fois plus d’énergie que le cerveau humain. « Ce n’est pas un projet superficiel. Nous ne faisons pas cela simplement parce que nous le pouvons. C’est urgent. » ajoute-t-il. « Nous devons trouver un moyen de produire plus avec moins de matériau, si nous voulons que notre espèce survive. »

Le Dr. Evered s’accorde à dire que la redoutable efficacité du cerveau humain provient de sa capacité à reconnaître et à renforcer les connexions neuronales les plus importantes. Même si nous sommes nés avec 100 milliards de neurones, nous en perdons près de 100 000 chaque jour. La capacité des neurones survivants à se lier à leurs voisins déterminera la puissance du cerveau. « Le débat nature/culture n’a aucune raison d’être ici. La nature comme la culture sont impliqués dans le développement du cerveau. Un certain nombre de neurones et de connexions neuronales sont déterminées par la génétique, » explique-t-il. « Mais les interactions de l’individu avec son environnement sont tout aussi importantes, si ce n’est davantage. Les connexions formées grâce à l’apprentissage et au développement permettront de bâtir un cerveau solide. »Le plus difficile, dans le développement de processeurs mimant le cerveau, sera de les rendre programmables dans un langage interprétable par un ordinateur. Dans des conditions de laboratoire, Koniku aurait selon Agabi, montré que ses puces étaient capables de deep learning, c’est-à-dire de reconnaître des patterns et de conserver les connaissances acquises à cette occasion. Cela a été mis en évidence par l’observation d’un phénomène de plasticité « en pics » évoluant avec le temps : les neurones s’organisent sous forme de nouveaux réseaux lorsque les interactions avec l’environnement le justifient.1456729353873830


Agabi est persuadé que ses puces neuronales apprendront plus efficacement que des processeurs en silicium, parce qu’ils reproduiront avec plus de facilité les fonctions cognitives du cerveau.

Alors que notre entretien approchait de sa fin, j’ai demandé à Agabi s’il pensait que ses puces-neurones pourraient permettre à l’humanité de s’affranchir de la loi de Moore, la loi empirique qui affirme que la puissance de calcul des ordinateurs double tous les deux ans. Selon de nombreux experts, ce phénomène a connu un plateau durant les dernières années, limitant le perfectionnement de l’IA. Agabi a répondu que la loi de Moore ne s’appliquait qu’à la densité des transistors sur les puces en silicium telles qu’elles existent depuis les années 1970. Il faudrait lui adjoindre une seconde loi décrivant le perfectionnement des outils de calcul en général au cours de l’histoire humaine. Il faudra, dit-il, abandonner le silicium pour que la Silicon Valley continue à innover.  « L’augmentation de la puissance de calcul constitue une loi en elle-même, qui tient depuis 2000 à 5000 ans. La loi de Moore n’en est qu’un fragment. Bientôt, nous pourrons observer à quel point la première loi est primordiale. »







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