Les addictions

15 10 2019

Alcoolisme et tabagisme : même effets

L’alcoolisme est communément associé au tabagisme et leurs agents nocifs, l’alcool et la nicotine, agissent dans la même région du cerveau.

La nicotine et l’alcool sont des drogues addictives et agissent au niveau du système mésocorticolimbique (MDS). Ce système est riche en neurotransmetteur dopamine, considérée comme apportant le bien être à l’individu. L’alcool et la nicotine modifient l’équilibre du MDS en augmentant les niveaux de dopamine par une action directe et/ou une action indirecte. Les effets sont ressentis sur les centres nerveux dépendants des niveaux de dopamines. Ainsi des émotions telles que le désir, l’envie, le plaisir , le contrôle de soi, la peur et la prise de décision sont affectées

Les changements moléculaires qui interviennent sur le corps et sur le cerveau sont importants pour mieux comprendre la gravité de l’addiction. Des chercheurs de l’Université de Brisbanne, ont donc examiné les changements de l’expression des gènes dans des cas addictifs. En effet, les comportements impulsifs, les niveaux de tolérance, affectés par les niveaux de dopamine, sont des témoins du niveau de l’addiction. Comprendre les changements physiologiques et moléculaires pourrait permettre de comprendre pourquoi il est difficile pour un individu d’arrêter l’alcool ou la tabac malgré la connaissance des conséquences néfastes.

Ces chercheurs ont réalisé leurs expériences sur des cerveaux de personnes décédées. Les trente cerveaux utilisés ont été classés en quatre catégories

:
- Non fumeur, non alcoolique
- Non fumeur, alcoolique
- Fumeur, non alcoolique
- Fumeur, alcoolique


L’expression de 4 ARNm, révélateurs de l’expression des gènes, a été mesurés. Les gènes ont été choisis selon une étude antérieure les caractérisant comme potentiellement modifiés lors de comportement alcoolique. Les résultats montrent que le tabagisme aurait des effets moins nocifs (bien qu’importants) que l’alcoolisme sur le cortex préfrontal mais que les cibles sont les mêmes. De plus, la combinaison de ces deux addictions potentialise les effets à long terme sur le cerveau encéphale

 

ÉDUC’ALCOOL MET EN GARDE CONTRE LE MÉLANGE ALCOOL-CANNABIS

 

Avec sa publication « Alcool et cannabis : un bien mauvais mélange », Éduc’alcool met les consommateurs en garde contre la synergie renforçatrice qui existe entre ces deux produits ; un aspect important n’ayant pourtant pas été abordé dans l’espace public depuis la légalisation du cannabis.

Les effets dépresseurs de l’alcool et du cannabis se multipliant lorsqu’ils sont combinés, la publication pointe du doigt le fait que le jugement, le temps de réaction et la coordination sont particulièrement affectés alors que la conduite automobile est absolument contre-indiquée.

L’ordre de consommation

Soulignant le fait que l’ordre de leur consommation produit des effets différents sur le corps humain, Éduc’alcool indique dans cette nouvelle publication que les effets du cannabis peuvent être plus intenses si on a bu de l’alcool au préalable alors que c’est l’effet inverse qui se produit lorsqu’on consomme du cannabis avant de boire de l’alcool.

Peu importe l’ordre de consommation ou qu’il y ait consommation simultanée, le mélange alcool-cannabis comporte des risques importants. Nous recommandons donc de ne pas mélanger les deux produits, car les effets ressentis sont alors imprévisibles, même pour les consommateurs expérimentés. Et si jamais ceux-ci devaient consommer les deux substances, il importe d’en réduire le plus possible les doses habituelles.

L’organisme signale que s’ils n’ont pas consommé leur drogue, les fumeurs habituels de cannabis ressentent moins intensément les effets étourdissants de l’alcool, l’accoutumance au cannabis générant également une accoutumance aux effets de l’alcool.

Il rappelle aussi qu’en matière de conduite automobile, il suffit d’avoir 40 mg d’alcool dans le sang (la moitié de la limite légale) et de ne fumer qu’un seul joint pour ressentir l’effet équivalent à une alcoolémie de plus de 80 mg et, surtout, qu’il est illégal de conduire avec la moindre trace de cannabis dans le sang que l’on ait ou pas consommé de l’alcool.

Le mélange alcool-cannabis en bref

Il est préférable d’éviter le mélange alcool-cannabis. Mais pour ceux qui voudraient s’y risquer, la plus grande prudence est de mise car si pour l’alcool, la modération a bien meilleur goût, pour le cannabis elle a deux fois bien meilleur goût et, lorsqu’on mélange les deux, la modération a trois fois bien meilleur goût.

 


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