Comme un verre qui se brise.

6 10 2019

Comme un verre qui se brise.

Ma rencontre avec l’alcool a eu lieu alors que j’étais très jeune, mes parents en effet d’origine Normande ne considéraient pas le Cidre comme de l’alcool, nous en buvions donc dès notre plus jeune enfance. A l’époque s’était un verre de cidre à midi et le reste du temps, de la citronnade ou de la grenadine.

Ma première cuite je l’ai eu à 17 ans alors que j’effectuais mon premier stage pour passé le BAFA, il y avait du vin à table et ne connaissant pas mes limites j’ai bu plus que de raison. Bien entendu j’ai été viré du stage que j’ai refais trois ans plus tard et ne voulant pas refaire la même erreur je n’ai pas consommé d’alcool durant mes trois stages, en 1984 j’ai eu mon diplôme d’animateur haut le main.

J’ai effectué mon service nationale de Août 1983 à Juillet 1984. Ma relation avec l’alcool contenu, je buvais un verre de rouge à table le midi et le soir plus quelques cannettes de bière les soirs.

En quittant l’armée fin Juillet 1984 j’entre dans une grosse société d’informatique en tant que pupitreur d’exploitation. La je m’étais mis à boire touts les jours au moins un bouteille de rosé, si je n’avais pas cette consommation je ne me sentais pas très bien, tremblements, j’étais irrité, je transpirais mais je ne me posais pas de question par rapport à l’alcool, je voyais que je me sentais bien avec cette dose alors pourquoi faire autrement.

Marié en Juin 1986 à une personne paraplégique, une femme charmante que j’aime à la folie, je donnerais ma vie pour elle. Je suis alors à ces petits soins voulant à chaque instants lui plaire. Je dois alors concilié emploi et le fait qu’elle ait besoin de moi pour les petites choses de la vie que sont handicap ne lui permet pas d’accomplir. Très bricoleur je deviens vite son adjoint pour son activité de marionnettiste, à la maison je fais la cuisine chose que j’adore faire. Nous habitions un appartement au 6, rue Pierre Villard à Nancy. En Mars 1988 née notre première fille, elle est prématuré et quand elle arrivé à la maison elle est à huit biberons par jours. Travaillant de jours je prends les biberons de nuit et mon épouse ceux du jours. Je commence à de moins en moins dormir et pour tenir le coup je commence à boire de plus en plus d’alcool pire, je cache mais bouteilles pour que ma compagne ne s’en rends pas compte. Fin 1988 je perds mon emploi, je commence alors une formation d’Analyste programmeur de niveau 3 à Dombasle sur Meurthe au CPI. Parti toute la journée ma compagne voulant que je passe de bonnes nuit afin d’être optimale pour mes courts elle demande à sa mère de venir s’installé un temps à la maison. Habitué déjà à ce moment l’à à boire deux bouteilles de rouge pas jours, le stress des études et l’accoutumance au produit alcool me font augmenté doucement les doses. En Février 1992 arrive en notre foyer une deuxième fille, rebelote les biberons et les couches à changé. Je travail à cette époque pour la ville de Nancy dans le cadre des emplois CATE et ma consommation d’alcool et de deux bouteilles de rouge est un pack de bière sans compté les petits digestifs pris ça et là. En Juin 1995 nous déménageons pour un pavillon à Pulnoy au 9 Allé des Vosges, je suis alors en stage pour préparé une équivalent BAC de comptabilité. Durant un mois je cumul mon temps passé à l’AFPA, l’aménagement du nouvelle appartement, la réfection de notre ancien appartement, je ne dors presque plus. Ma consommation quotidienne d’alcool à ce moment là est d’une bouteille de Whisky, trois litres de rouge et un pack de bière j’obtiens pourtant mon diplôme haut le main. En 1998 ma dépendance à l’alcool ce fait ressentir dans notre couple, inquiète ma compagne me prends à RDV avec une addictologue que je n’irais voir qu’une seule fois car ne me trouvant pas dépendant à l’alcool. En Juin 1998 épuisé par mes journées, j’effectuais à cette époque un CES chez EDF/GDF, je m’occupais de deux jardins et bricolé sans cesse dans le pavillon, je ne dormais que 3 à 4 heures par nuit. En Juin 1998 je suis hospitalisé en psychiatrie après une Nème dépression, j’y reste six semaines puis à mon retour au foyer j’apprends que mon épouse a demandé le divorce, je quitte alors le domicile pour me réfugié un temps chez ma Mère à Saint Nicolas de Port. Ma consommation d’alcool me rends irascible je fini par partir et dormir sous le pont du canal quand il enjambe la Meurthe au niveau de LA MADELAINE. Je pas mes nuits sur les galets avec mes bouteilles de Vodka, de Whisky et de bière, en même temps je suis suivit par le CMP qui se trouvais avenue FOCH à ce moment là. Très vite pris en charge par les services sociaux, je suis accueilli au foyer ALASA avenue de la Libération à Nancy dans un premier temps puis au foyer AGAFAB de Neuves-Maisons dans un second temps. Ma consommation d’alcool augmente alors doucement jusqu’à ne plus rien consommé par jour que de l’alcool, en Août 2001 j’en été arrivé à consommé deux Cubis de rosé par jour plus une bouteille de Grenache. En Septembre 2001 je perds l’un de mes frère qui se pend dans sa salle de bain, cette nouvelle me perturbe et me fais prendre conscience qu’on a qu’une seule vie, qu’elle nous appartient et que c’est à nous d’en tiré le meilleur. Le curé de Chaligny me confit un livre « L’enfant qui jouait avec la Lune » du père Lucien DUVAL plus connu sous le nom de Aimé DUVAL, ce livre est une révélation pour moi. Le matin du 3 Octobre alors que je m’apprête à prendre mon premier verre de la journée celui-ci de brise. Je fais alors mon sac et me rends sans attendre au CPN de LAXOU, ou je suis suivit depuis quelques années et demande à être pris en charge dans le cadre d’un sevrage alcoolique.

Je n’ai jamais retouché une goutte d’alcool depuis.


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