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Quels droits et quels devoirs auront demain les robots conscients ?

13 08 2017

 zPDDsHPTiEy2ubhvaHWWWTl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9En Intelligence Artificielle on peut dissocié trois types : L’I.N ou Intelligence Numérique issue uniquement de l’électronique – LI.S ou Intelligence Synthétique issue de l’association de tissus synthétique et d’électronique – L’I.C ou Intelligence Cybernétique (encore appelé Intelligence Organique), issue d’une greffe de cellules organiques, cultivés puis implantés sur des circuits électroniques.

Nous savons que les êtres humains possèdent une conscience, mais d’où vient réellement cette conscience ? La réponse est resté longtemps dans le domaine de la métaphasique ou pour faire simple, des religions. Aujourd’hui de nombreux scientifiques se sont penchés et se penche sur la question, d’autant que la science fait de gros progrès en matière d’intelligence artificielle, cette intelligence pourrait dans un proche avenir donné naissance à une certaine forme de conscience ou de conscience tout simplement. Dès lors se pose la question du droit et des devoirs car : S’il y a droit cela implique des devoirs !

Quels droits et quels devoirs auront demain les robots conscients ?

Cet article donne des exemples d’état et de droit mais en aucun cas il ne se permet de donné de réponse.

La conscience, propriété du cerveau

La conscience est un produit de l’activité du cerveau humain relié à l’ensemble complexe des organes des sens. La conscience est essentiellement le reflet du monde matériel. C’est un processus comprenant des formes multiples de l’activité psychique de l’homme: sensations, perceptions, représentations, conceptes, sentiments et volonté. Sans un cerveau fonctionnant normalement, l’activité normale de la conscience est impossible. La perturbatio du fonctionnement du cerveau à la suite d’une maladie ou de l’ivresse entraîne l’incapacité de penser sainement. Le sommeil est une inhibition partielle, temporaire, de l’activité de l’écorce cérébrale: la pensée s’interrompt, la conscience s’obscurcit.

Ces thèses matérialistes, pour justes qu’elles soient, n’autorisent pas à conclure que la pensée n’est qu’une substance sécrétée par le cerveau. Karl Vogt, matérialiste allemand du XIXème siècle, définissait la pensée comme une espèce de substance particulière, sécrétée par le cerveau, de même que la salive est sécrétée par les glandes salivaires ou la bile par le foie. C’était là une idée vulgaire sur la nature de la pensée. L’activité psychique, la conscience, la pensée est une propriété particulière de la matière, mais nullement une substance particulière.

En résolvant le problème fondamental de la philosophie, nous opposons la conscience et la matière, l’esprit et la nature. La matière, c’est tout ce qui existe indépendamment de la conscience, en dehors de la conscience. Aussi, ceux qui identifient la conscience et la matière commettent-ils une grave erreur. Lénine indiquait: << Dire que la pensée est matérielle, c’est faire un faux pas vers la confusion du matérialisme et de l’idéalisme >>. En effet, si la pensée n’est rien d’autre que la matière, il s’ensuit qu’il n’y a pas de différence entre la matière et la pensée.

L’opinion selon laquelle la conscience est une substance matérielle est souvent attribuée par les idéalistes au matérialisme marxiste. Ils agissent ainsi afin de réfuter plus facilement le matérialisme philosophique marxiste. Vieux procédé: on commence par attribuer à l’adversaire une absurdité, pour la critiquer ensuite triomphalement.

En réalité, l’identification de la conscience et de la matière est une thèse du matérialisme vulgaire, et non du matérialisme dialectique. La philosophie matérialiste marxiste a toujours lutté contre cette conception. Elle trace une ligne de démarcation entre la conscience qui reflète le monde matériel et la matière elle-même.

Toutefois, il ne faudrait pas pousser à l’extrême la différence entre la conscience et la matière pour aboutir à la rupture radicale. Cette rupture est caractéristique du parallélisme psyco-physique. Les partisans de cette théorie affirment que la pensée, la conscience, sont des processus qui se déroulent parallélement aux processus matériels du cerveau, et d’une manière parfaitement indépendante. La science dément ce point de vue. Elle démontre que la vie psychique de l’homme n’est qu’un aspect particulier de la vie de l’organisme, une fonction particulière du cerveau.

Le matérialisme dialectique n’admet pas la rupture entre la conscience et la matière, qui aboutirait à faire revivre les vieilles représentations primitives où les phénomènes de la vie s’expliquaient par l’action d’une âme particulière placée dans le corps qu’elle commande.

Pour résoudre le problème psycho-physique, c’est-à-dire le problème des rapports entre l’activité psychique de l’homme et l’organe physique de cette activité, le cerveau, on doit voir la différence aussi bien que la liaison entre ces deux termes. Il na faut pas oublier leur différence, puisque l’identification de la conscience et de la matière aboutit à des absurdités évidentes. Mais il ne faut pas non plus détacher la conscience du cerveau, car elle est une fonction du cerveau, c’est-à-dire de la matière organisée d’une façon particulière.

LE NEURONEimage-nouvelles-technologies

Les messages nerveux sont transportés au travers du système nerveux par des unités individuelles appelées neurones.

Anatomie d’un neurone

Le neurone est l’unité de travail de base du cerveau. C’est une cellule spécialisée conçue pour transmettre l’information à d’autres cellules nerveuses, cellules musculaires et cellules glandulaires. Les caractéristiques du cerveau reposent en grande partie sur les propriétés structurelles et fonctionnelles de l’interconnexion entre les neurones. Le cerveau de mammifère contient entre 100 millions et 100 milliards de neurones en fonction de l’espèce. Chaque neurone de mammifère est composé d’un corps cellulaire, de dendrites et d’un axone. Le corps cellulaire contient le noyau et le cytoplasme. L’axone part du corps cellulaire et forme souvent de nombreuses petites ramifications avant de se terminer en terminaisons nerveuses. Les axones peuvent mesurer de moins d’un centimètre jusqu’à un mètre ou plus. Les dendrites partent du corps cellulaire et reçoivent des informations provenant d’autres neurones.

Le fonctionnement du neurone

Quand les neurones reçoivent ou envoient des messages, ils transmettent des impulsions électriques le long de l’axone. Beaucoup d’axones sont recouverts d’une gaine de myéline dans le but d’accélérer la conduction de l’influx nerveux. Cette gaine est fabriquée par des cellules spécialisées appelées cellules gliales. Dans le SNC, les cellules gliales qui forment la gaine de myéline sont appelées oligodendrocytes, et dans le SNP, elles sont appelées cellules de Schwann.

Les cellules gliales : du transport au nettoyage

Le cerveau contient au moins dix fois plus de cellules gliales que de neurones. Les cellules gliales jouent de nombreux rôles : les chercheurs savent depuis longtemps que les cellules gliales transportent les nutriments aux neurones et nettoient les débris cellulaires. De nombreuses études récentes mettent en évidence d’importants nouveaux rôles des cellules gliales dans les fonctions cérébrales dans le traitement de l’information neuronale.

Neurone, canaux ioniques et influx électrique

Les influx nerveux impliquent l’ouverture et la fermeture de canaux ioniques. Ceux-ci sont des tunnels traversant la membrane cellulaire permettant à des ions (atomes électriquement chargés) d’entrer ou de sortir de la cellule de façon sélective. Le flux d’ions crée un courant électrique qui produit des changements plus ou moins notables du potentiel à travers la membrane plasmique du neurone.

La capacité du neurone à produire un influx électrique dépend de la différence de charge électrique entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. Quand un influx nerveux apparaît, une inversion spectaculaire du potentiel électrique de la membrane neuronale se produit. Ce changement, appelé potentiel d’action, se propage le long de la membrane de l’axone à une vitesse de plusieurs centaines de kilomètres heure. Ainsi, un neurone peut déclencher de multiples potentiels d’action toutes les secondes.

Les neurotransmetteurs, vecteurs de messages

Quand ces changements de voltage atteignent la terminaison de l’axone, ils déclenchent la libération de neurotransmetteurs, les messagers chimiques du cerveau. Au niveau de la terminaison nerveuse, les neurotransmetteurs sont libérés et diffusent dans la fente synaptique pour se lier à des récepteurs à la surface de la cellule cible (souvent un autre neurone mais parfois aussi une cellule musculaire ou glandulaire). Chaque récepteur de neurotransmetteur possède un domaine moléculaire particulier qui lui permet de reconnaître spécifiquement un messager chimique donné. Le neurotransmetteur se loge dans ce domaine moléculaire un peu comme une clé se loge dans une serrure. La fixation du neurotransmetteur entraîne l’ouverture d’un canal associé au récepteur, ce qui altère le potentiel de membrane de la cellule et peut aboutir à une réponse de la cellule cible comme le déclenchement d’un potentiel d’action, la contraction d’un muscle, l’activation d’une activité enzymatique ou l’inhibition de la libération de neurotransmetteur.

L’accroissement considérable des connaissances concernant les couples neurotransmetteurs/récepteursdans le cerveau (fortement lié à l’expérimentation sur modèle expérimental) repose sur l’un des champs de recherche les plus actifs en en neurosciences. Les scientifiques espèrent que ces informations nous aideront à acquérir des connaissances plus précises et utiles sur les circuits impliqués dans les pathologies neurologiques comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, mais aussi dans les pathologies psychiatriques, comme l’addiction ou la schizophrénie.

Caractériser et comprendre la variété des circuits utilisant les synapses chimiques est essentiel pour décrypter le large éventail de fonctions cérébrales et répondre à des questions aussi variées que : comment se fait la mise en mémoire d’informations, pourquoi la sexualité est un si grand motivateur ou qu’est ce qui forge la base biologique des maladies mentales ?

La conscience est-elle une propriété émergente du cerveau ou une propriété fondamentale de la matière ?

A-t-on trouvé un « siège de la conscience » dans le cerveau humain ? C’est ce que pourrait laisser penser une étude réalisée au Beth Israel Deaconess Medical Centre, le centre hospitalier de l’école de médecine de Harvard (USA), qui vient d’être publiée dans la revue spécialisée Neurology.

Les chercheurs ont étudié un groupe de patients souffrant de lésions cérébrales, certains étant dans le coma et d’autres non. En cartographiant les blessures, ils ont identifié une zone du tronc cérébral qu’ils ont reliée au coma.  

À partir de ces résultats, ils ont étendu leurs investigations à d’autres parties du cerveau qui pourraient être reliées aux lésions provoquant le coma, et mis en évidence un « réseau » de trois régions spécifiques qui serait donc lié à la conscience humaine.
La conscience chimique

tumblr_inline_nj7tevLJSb1r1aqjjCette étude ouvre probablement la voie à de futurs traitements pour les personnes dans le coma. Mais sur un plan plus métaphysique que physique, elle nous interroge sur la nature même de la conscience… Et de ce que certains appellent « l’âme ».

La conscience n’est-elle qu’un simple phénomène biochimique apparu chez les primates comme résultat de l’évolution ? Dans ce cas, tout espoir de survie posthume ne serait qu’une illusion entretenue à souhait par les religions et les philosophies tentant de donner un sens à la vie.

D’autant que la nature du « soi », ce qui fait notre personnalité, est bien entendu façonnée par les événements que nous avons vécus autant que par les cartes distribuées à notre naissance, et qui dépendent de notre patrimoine génétique. Tout cela pourrait sembler bien matériel, et laisser peu d’espoir à ceux qui croient aux « forces de l’esprit ».

Le rêve lucide

Stanislas Dehaene, professeur au collège de France, a d’ailleurs décortiqué cela en parlant d’un « code de la conscience ». Pour lui, celle-ci est « la diffusion d’une information dans le cerveau pour la rendre disponible à la mémoire de travail ou à long terme et aux systèmes d’évaluation, de focalisation d’attention, perceptifs, moteurs, par les autoroutes neuronales, les faisceaux d’axones de quelques millimètres de diamètre ».

Cette compréhension des mécanismes cérébraux de la conscience est décrite par diverses théories, et pas seulement en neurologie. On citera notamment celle de l’information intégrée (Integrated information theory) de Giulio Tononi, de l’université du Wisconsin-Madison, qui définit la conscience en fonction des propriétés d’un système physique.

En début d’année, deux chercheurs en psychologie, Giulia Poerio, de l’université de York, et Dan Denis, de l’université de Sheffield, se sont intéressés au rêve lucide, cet état de conscience durant lequel on rêve tout en sachant qu’on rêve… Et où l’on peut même, éventuellement, se regarder soi-même avec distance.

En se basant sur diverses recherches sur le sujet, ils suggèrent que l’on compare les états de sommeil « normal » et de rêve lucide, et que cette comparaison pourrait détenir une clé pour comprendre le phénomène de la conscience.

Illusion et libre-arbitre

Certains, comme le philosophe Daniel Dennett, affirment même que la conscience que nous avons de notre individualité, le « soi », n’est qu’une illusion. Que notre cerveau nous joue des tours. Et lorsqu’on réalise à quel point la mémoire, la somme de nos expériences, peut être altérée par des blessures au cerveau ou des maladies (comme Alzheimer), il serait facile de se dire que « l’esprit » n’est qu’un vague sous-produit de la matière, et qu’une fois le rideau tiré, c’est fini, l’âme n’a pas plus de chances de survie qu’un calcul rénal dans un corps en décomposition

La conscience peut même être liée à la nature de l’univers, et plus particulièrement de l’espace-temps. Einstein a lié espace et temps en une seule entité, mais la nature du temps fait l’objet de nombreuses théories, notamment sur la direction de sa « flèche », qui va du passé vers le futur.

Nous vivons dans un temps linéaire, avec le présent comme seule réalité tangible, mais si l’espace-temps est vraiment un tout, cela pourrait signifier que le futur est tout aussi tangible que le passé, qu’il est donc déjà écrit. Même les théories d’avant-garde sur le multivers, qui décrivent une multitude d’univers « parallèles », laisseraient penser que nos vies ne sont qu’une possibilité parmi d’autres qui se produisent ailleurs.

Le libre arbitre, un « bruit de fond »

Avec un futur gravé dans le marbre, quelle serait alors la réalité du libre-arbitre ? Et dans ce cas, la conscience peut-être elle davantage qu’une étincelle qui visualise ce point fluctuant que nous nommons présent ?

D’autant que le libre arbitre en question est aussi remis en question par des neurologues américains, pour qui il ne s’agirait que d’un « bruit de fond » généré par notre cerveau pour masquer la simple loi de cause à effet des événements qui s’enchaînent.

Un « bruit » qui « pourrait même être l’onde porteuse sur laquelle voyage la conscience, de la même manière que le bruit de fond statique est utilisé pour porter les ondes d’une station de radio » , explique le neurologue Jesse Benson, de l’université de Californie.

Copier le cerveau dans un ordinateur

Une conscience liée à la matière, un libre arbitre illusoire, il pourrait y avoir de quoi déprimer. Mais il y a d’autres points de vue. La nature du temps elle-même fait l’objet de débats chez les physiciens, et elle n’est pas forcément contradictoire avec le libre arbitre. Idem pour la conscience, où les théories sont variées. Mark Tegmark pense même qu’il pourrait s’agir d’un état de la matière.

A côté de cela, on voit arriver de nouvelles applications de l’informatique, et des espoirs pour certains de voir un jour transférer notre conscience dans des ordinateurs. Le physicien Stephen Hawking y voit la seule manière crédible de survie après la mort :

« Je pense que le cerveau est comme un programme dans l’esprit, qui est comme un ordinateur, aussi il est théoriquement possible de copier le cerveau sur un ordinateur, et fournir ainsi une sorte de vie après la mort. Cependant, c’est très au-delà de nos capacités présentes. Je pense que l’après-vie conventionnel est un conte de fée pour des gens qui ont peur du noir ».

Avec comme perspective de devenir des ordinateurs quand la technologie le permettra, il y a vraiment de quoi détruire tout espoir en un monde meilleur. 

La science va-t-elle piétiner l’âme ?

Faut-il pour autant considérer que la science est proche de démontrer l’inexistence de l’âme ou de la survie après la mort ? On n’en est pas encore là, et il reste encore une part de mystère, notamment pour les cas d’expériences de mort imminente et de « sortie hors du corps ». 

Dans ces deux situations, la conscience ne semble plus liée aux fonctions corporelles. Illusion ? Certains veulent garder l’esprit ouvert, comme l’équipe de l’université de Southampton, qui a publié, en 2014, une large étude sur les expériences mentales liées à la mort. Ou encore les scientifiques canadiens, qui ont étudié le cas d’une femme capable de vivre des expériences « hors du corps ».

Alors, la science va-t-elle finir par décortiquer la conscience et piétiner le concept d’âme ? Peut-être, mais il y a encore beaucoup de scientifiques croyants. Une contradiction ? On peut très bien imaginer que si la conscience se manifeste par des effets physiques, ceux-ci ne sont pas forcément à son origine.

Comme un vague à l’âme

Le spécialiste de la théorie des cordes Edward Witten, estime que la conscience restera un mystère pour la science.

« Je tends à penser que la manière dont fonctionne le cerveau conscient sera en grande partie élucidée. Les biologistes et peut-être les physiciens comprendront bien mieux comment le cerveau fonctionne. Mais pourquoi ce que nous appelons conscience va avec ce fonctionnement, je pense que cela restera mystérieux ».

La science n’est pas encore assez avancée dans le domaine de la conscience pour qu’il y ait une véritable confrontation avec la spiritualité… À l’inverse de certaines découvertes qui ont ringardisé des enseignements religieux (la Terre tourne autour du Soleil, le Darwinisme contre le créationnisme…).

Mais au fil des progrès de la neurologie et de la physique, on ne peut s’empêcher d’être pris d’une sorte de vague à l’âme.

Cerveau : la conscience localisée par des scientifiques de Harvard

CONCA

La conscience semble reposer sur trois régions clés : l’une située dans le tronc cérébral est reliée aux deux autres situées dans le cortex. Cette découverte réalisée grâce à l’étude de personnes dans le coma ou dans un état végétatif pourrait aider à trouver de nouveaux traitements pour ces patients.

Définir la conscience n’est pas simple, cette notion se trouvant au carrefour de plusieurs disciplines : biologie, psychanalyse, philosophie… Les Anglo-saxons utilisent même deux mots, liés à deux concepts différents, pour la conscience. Ainsi, la conscience dite consciousness se décompose en deux composantes : l’éveil (arousal) et la conscience dite awareness.

En psychothérapie, l’awareness décrit une conscience de soi qui tient compte de l’expérience du corps et des émotions ressenties. La consciousness est plutôt une conscience réflexive, attentive, qui se pose pour observer et met des mots sur l’awareness qui se situe donc plus en amont : la « prise de conscience » décrit ainsi le passage de l’awareness à la consciousness.

Mais en neurologie, où siège la conscience dans le cerveau ? Pour ce qui est de l’état d’éveil(arousal), il est contrôlé par le tronc cérébral, la partie du système nerveux central qui relie le cerveau à la moelle épinière. La localisation de la conscience (awareness) était plus floue jusqu’à présent, même si elle était plutôt pressentie comme étant quelque part dans le cortex.

Grâce à des chercheurs de Harvard, on connaît désormais non seulement la région précise du tronc cérébral liée à l’éveil mais aussi les deux régions du cortex qui travaillent ensemble pour former la conscience. Pour en arriver là, l’équipe a étudié 36 patients qui avaient des lésions du tronc cérébral, dont 12 étaient dans le coma et 24 conscients. Ces travaux sont présentés dans la revue Neurology.

La conscience repose sur le tronc cérébral et deux régions corticales

Les chercheurs ont trouvé qu’une petite région du tronc cérébral appelée tegmentum pontique était associée avec le coma : 10 des 12 patients inconscients avaient des lésions dans cette zone et seulement un chez les patients conscients. Cette petite région du tronc cérébral est importante pour la conscience.

Pour savoir quelles régions du cortex étaient connectées au tegmentum pontique, les chercheurs se sont servis d’une carte cérébrale d’un cerveau en bonne santé : ce « connectome » permet de voir les différentes connexions cérébrales connues. Les chercheurs ont ainsi identifié deux aires du cortex liées au tegmentum pontique : l’insula antérieure ventrale et le cortex cingulaire antérieur prégénual.

Les chercheurs ont alors vérifié leurs résultats grâce à des IRM fonctionnelles de 45 patients dans le coma ou dans un état végétatif. Ils ont montré que chez eux, le réseau était rompu entre les trois régions identifiées.  « Pour la première fois nous avons trouvé un lien entre la région du tronc cérébral impliquée dans l’éveil et les régions impliquées dans l’awareness, deux conditions préalables à la conscience, a expliqué Michael Fox, un des auteurs de cet article. Beaucoup de preuves ont été réunies pour montrer que ce réseau joue un rôle dans la conscience humaine. »

Cette recherche pourrait donc aider à trouver de nouveaux traitements pour les patients qui sont dans le coma ou dans un état végétatif, afin qu’ils reprennent conscience.

 

Qu’est-ce que la propriété intellectuelle ?arts-picture

Le terme “propriété intellectuelle” désigne les œuvres de l’esprit : inventions; œuvres littéraires et artistiques; dessins et modèles; et emblèmes, noms et images utilisés dans le commerce.

La propriété intellectuelle est protégée par la loi, par exemple au moyen de brevets, de droits d’auteur et d’enregistrements de marques, qui permettent aux créateurs de tirer une reconnaissance ou un avantage financier de leurs inventions ou créations. En conciliant de manière appropriée les intérêts des innovateurs et ceux du grand public, le système de la propriété intellectuelle vise à favoriser un environnement propice à l’épanouissement de la créativité et de l’innovation.

Types de droits de propriété intellectuelle

Droit d’auteur

Le droit d’auteur est un terme juridique utilisé pour décrire les droits des créateurs sur leurs œuvres littéraires et artistiques. Les œuvres couvertes par le droit d’auteur comprennent notamment les œuvres littéraires, musicales, sculpturales et cinématographiques, ainsi que les programmes d’ordinateur, les bases de données, les créations publicitaires, les cartes géographiques et les dessins techniques.

Brevets

Un brevet est un droit exclusif accordé sur une invention. D’une manière générale, un brevet confère à son titulaire le droit de décider si – et comment – l’invention peut être utilisée par les tiers. En contrepartie, le titulaire du brevet divulgue au public l’information technique relative à l’invention dans le document de brevet publié.

Marques

Une marque est un signe permettant de distinguer les produits ou services d’une entreprise de ceux d’autres entreprises. Les marques remontent à l’Antiquité, lorsque les artisans apposaient leur signature, ou “marque”, sur leurs produits.

Dessins et modèles industriels

Un dessin ou modèle industriel est constitué par l’aspect ornemental ou esthétique d’un objet. Il peut consister en éléments tridimensionnels, par exemple la forme ou la texture de l’objet, ou bidimensionnels, par exemple des motifs, des lignes ou des couleurs.

Indications géographiques

Les indications géographiques et les appellations d’origine sont des signes utilisés sur des produits provenant d’une zone géographique déterminée et qui possèdent des qualités, une renommée ou des caractéristiques dues essentiellement à ce lieu d’origine. Dans la plupart des cas, l’indication géographique contient le nom du lieu d’origine des produits.


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